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	<title>Urbasense</title>
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	<description>Qualité de la reprise racinaire des plantations et tensiométrie - Urbasense</description>
	<lastBuildDate>Thu, 05 Nov 2026 10:39:30 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Urbasense</title>
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	<item>
		<title>Suivi de l&#8217;arbre et arrosage agronomique</title>
		<link>https://urbasense.fr/suivi-de-larbre-et-arrosage-agronomique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2026 10:36:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On a toujours tendance à voir l'arbre comme un élément passif du décor urbain.<br />
Sauf qu'un arbre envoie en permanence des signaux sur son état de santé et ses besoins en eau. Encore faut-il savoir les capter.</p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/suivi-de-larbre-et-arrosage-agronomique/">Suivi de l&rsquo;arbre et arrosage agronomique</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>La tensiométrie, ou comment arrêter d&rsquo;arroser au hasard</h2>
<p>Le suivi de <a href="https://urbasense.fr/documents/suivi-tensiometrique-des-arbres/">tensiométrique</a> consiste à équiper l’environnement racinaire de quelques arbres d&rsquo;un capteur qui mesure l’eau disponible aux racines.<br />
Cela permet de répondre à une question qu&rsquo;on se pose rarement avec des données fiables : cet arbre a-t-il vraiment besoin d&rsquo;eau aujourd&rsquo;hui, ou est-ce qu&rsquo;on l&rsquo;arrose par habitude ?<br />
Pour les gestionnaires d&rsquo;espaces verts, c&rsquo;est un changement de paradigme.<br />
On passe d&rsquo;un arrosage calendaire, un jour déterminé, à une quantité fixée, qu’importe la météo ou l&rsquo;état de santé visible de l&rsquo;arbre, à une gestion basée sur les besoins réels de la plante et de ses racines.</p>
<h2>L&rsquo;arrosage agronomique : moins d&rsquo;eau, mieux utilisée</h2>
<p>L&rsquo;arrosage manuel ou automatique classique à un défaut : il arrose « au cas où ».<br />
Là où l&rsquo;<a href="https://urbasense.fr/page-video-arrosage-agronomique/">arrosage agronomique</a> renverse la logique en pilotant les cycles d&rsquo;irrigation directement à partir des données du sol et de la plante.<br />
Le résultat est une meilleure économie d&rsquo;eau, une meilleure santé des végétaux, et une réduction des risques de stress hydrique ou, à l&rsquo;inverse, d&rsquo;engorgement.<br />
Dans un contexte de restrictions d&rsquo;eau de plus en plus fréquentes en période estivale, ce n&rsquo;est plus seulement un argument écologique.<br />
Cela devient un argument opérationnel pour des collectivités devant justifier sa consommation d’eau utilisé sur l&rsquo;espace public.</p>
<h2>Pourquoi c&rsquo;est le bon moment pour en parler</h2>
<p>L’automne est la période où l’on fait le bilan des reprises et des éventuels échecs, tout en préparant la prochaine campagne de plantation. C’est précisément à ce moment que se prennent les décisions d’investissement pour sécuriser les nouvelles plantations grâce à un arrosage agronomique.</p>
<p>Vous gérez un patrimoine arboré et voulez explorer le suivi intelligent de votre arrosage ? <a href="https://urbasense.fr/contact/">Contactez-nous</a>, nous ferons un plaisir de vous répondre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe title="7 minutes pour comprendre l&amp;apos;arrosage agronomique par Urbasense" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/9HSy3UNas18?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les échecs de reprise de l’arbre</title>
		<link>https://urbasense.fr/les-echecs-de-reprise-de-larbre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2026 10:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non catégorisé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://urbasense.fr/?p=14057</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est la saison où les collectivités et les entreprises du paysage ressortent leurs listes et s'adonnent à une tâche que l’on aimerait tous éviter : compter les arbres morts de leur patrimoine arboré.<br />
Sur le papier, ça ressemble à une simple comptabilité, en réalité, c'est le moment le plus stratégique de l'année pour éviter de refaire plusieurs fois la même erreur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Remplacer un arbre mort sans en tirer une leçon</h2>
<p>Si un arbre est mort, on devra en général le remplacer.<br />
Cependant se reproduit souvent la même opération sans se poser la question qui compte vraiment : pourquoi est-il mort ?<br />
Défaut d&rsquo;arrosage, une essence mal choisie, ou la bonne essence mais pas au bon endroit, un défaut de fourniture en pépinière, un sol pollué ou gorgé d’eau.</p>
<p>Si les causes sont multiples, sans diagnostic, on replante au même endroit, avec un résultat peu surprenant.<br />
Dans dix ans, on se retrouvera avec un arbre planté pour la sixième fois dans le même trou.</p>
<h2>Choisir quels arbres et les diagnostiquer</h2>
<p>Une fois l&rsquo;arbre en terre, la majorité des <a href="https://urbasense.fr/reprise-des-arbres-pourquoi-certaines-plantations-echouent/">échecs de reprise</a> ne se voient pas à l&rsquo;œil nu.<br />
Cela se joue bien avant, et cela dans la pépinière. Un arbre doit être transplanté trois à quatre fois avant d&rsquo;arriver sur le chantier.<br />
Si son système racinaire n&rsquo;a pas été correctement préparé au long de son parcours, aucun arrosage intelligent, aucune terre de qualité ni aucune solution technologique ne le sauveront.<br />
On pourra mettre tous les moyens du monde, s&rsquo;il n&rsquo;a pas été bien préparé à la transplantation, il ne reprendra jamais.<br />
C&rsquo;est là qu&rsquo;intervient une pratique peu connue mais très efficace sur les gros projets d&rsquo;aménagement.<br />
Lorsqu&rsquo;une collectivité commande 200, 300 arbres ou plus, nous lui recommandons d&rsquo;en sacrifier 1 ou 2 de plus pour évaluer la fourniture.</p>
<p>On décortique la motte, on inspecte la qualité des racines, on vérifie si le chevelu racinaire a été bien stimulé en pépinière.<br />
Un arbre du même lot est en quelque sorte sacrifié pour assurer aux 299 autres de se développer.</p>
<p>C’est une façon très concrète de transformer un pari sur l’avenir en diagnostic sérieux.</p>
<h2>Le vrai enjeu : casser le cycle de la replantation à l&rsquo;infini</h2>
<p>Faire l&rsquo;inventaire des arbres morts est nécessaire, cependant comprendre le lien entre le sol en place, les conditions de plantation et la mortalité, c&rsquo;est ce qui évite d’engager le même budget cinq fois pour le même résultat.</p>
<p>Le diagnostic agropédologique permet justement de retracer toute la chaîne : d&rsquo;où provient l&rsquo;arbre, comment a-t-il été stocké, comment il a été planté et quel type de sol lui a permis de se développer.</p>
<p>Pour les collectivités qui préparent leurs budgets à cette période de l&rsquo;année, c&rsquo;est le moment idéal pour intégrer cette étape de diagnostic dans la prochaine campagne de plantation.</p>
<p>Envie d&rsquo;échanger sur un diagnostic d&rsquo;échec de reprise pour votre territoire ? <a href="https://urbasense.fr/contact/" target="_blank" rel="noopener">Écrivez-nous </a></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Reprise des arbres : comprendre pourquoi certaines plantations échouent.</title>
		<link>https://urbasense.fr/reprise-des-arbres-pourquoi-certaines-plantations-echouent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 07:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://urbasense.fr/?p=14069</guid>

					<description><![CDATA[<p>Planter un arbre, c’est certainement investir dans l’avenir. Mais parfois, malgré les efforts d'une plantation soignée et d'un arrosage régulier, l’arbre végète et finit par dépérir après quelque temps. Et si la réponse se trouvait sous nos pieds ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Comprendre la reprise d’un arbre</h2>
<p>Trois ans, c’est le temps qu&rsquo;il faut à un arbre pour atteindre son autonomie. Pendant cette période critique, il doit s’adapter aux nombreux facteurs de son nouvel environnement. Mais certaines conditions peuvent rendre l’adaptation et la croissance difficiles.</p>
<h3>Voilà le top 3 des dépérissements les plus constatés (hors arrosage) :</h3>
<p>Un sol inadapté : par exemple, une motte sableuse plantée dans un sol argileux peut créer une barrière infranchissable pour les racines.<br />
Une transplantation brutale : des racines coupées sans préparation augmentent le stress de l’arbre et compromettent considérablement sa reprise.<br />
Une fosse de plantation mal calibrée : trop petite ou mal drainée, elle limite l’oxygénation et la croissance racinaire.</p>
<h2>Les causes invisibles d’un dépérissement de l’arbre</h2>
<p>Notre équipe a constaté à maintes reprises que la cause du dépérissement des arbres étaient invisibles. Et lorsqu’il est temps d’agir, il est déjà trop tard !</p>
<p>Même dans le contexte d’un sol fortement favorable, l’arrosage des premières années peut compromettre l’ancrage racinaire. Si l’arbre est arrosé avec des doses trop faibles et trop fréquentes, le développement racinaire ne se développera qu’à la surface, au détriment de sa pérennité et de son autonomie.</p>
<p>Puis, sur certains de nos projets, nous avons identifié que les sols avaient été compactés par les engins de chantier ou que le choix de l&rsquo;essence n&rsquo;était pas adapté. L’enracinement est alors freiné, il entraîne un stress hydrique et très souvent un dépérissement prématuré.</p>
<h2>Une observation réalisée par nos agronomes</h2>
<p>Urbasense a développé une expertise importante dans le suivi et la gestion des arbres urbains, en utilisant une technologie innovante pour optimiser leur santé et leur croissance.</p>
<p>Notre équipe d’agronomes effectuent des observations approfondies sur le terrain pour identifier les diverses causes de mortalité anormale.</p>
<p>Un protocole d’observation nous permet de retrouver les causes de la mortalité, que ce soit lors de l’arrachage des mottes des arbres à remplacer, ou en réalisant un profil agro-pédologique.</p>
<h2>La solution Urbasense : le suivi tensiométrique</h2>
<p>C’est l’outil clé pour vérifier le développement racinaire des plantations. Il est souvent utilisé pour optimiser l’arrosage des végétaux. Le suivi tensiométrique Urbasense permet de mesurer le développement des racines tout particulièrement au niveau de la profondeur de la fosse de plantation. C’est donc également un outil pour identifier d’éventuelles difficultés de reprises racinaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-14089" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/10/reprise_Arbres_urbasense-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/10/reprise_Arbres_urbasense-225x300.jpg 225w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/10/reprise_Arbres_urbasense-768x1024.jpg 768w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/10/reprise_Arbres_urbasense.jpg 1000w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<h2>Les premières étapes d’une bonne plantation</h2>
<p>Planter un arbre ne se résume pas à creuser une fosse et y déposer la tige. Voici les étapes essentielles pour maximiser les chances de reprise :</p>
<ul>
<li>Choisir le bon arbre : adapté au climat et au type de sol local.</li>
<li>Préparer le sol : aérer, enrichir et s’assurer qu’il est bien drainé.</li>
<li>Planter avec soin : creuser une fosse adaptée et éviter les chocs aux racines.</li>
<li>Entretenir régulièrement : arrosage, paillage et suivi des premières années.Et si une part d’aléa lié à l&rsquo;environnement naturel est à prévoir, une bonne préparation et un accompagnement adapté permettent de tout mettre en œuvre pour optimiser la reprise de vos plantations !</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://urbasense.fr/documents/suivi-tensiometrique-des-arbres/" target="_blank" rel="noopener">Découvrez nos solutions pour optimiser vos plantations urbaines.</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le patrimoine arboré de Cagnes-sur-Mer, retour de terrain avec Vincent Bereens</title>
		<link>https://urbasense.fr/le-patrimoine-arbore-de-cagnes-sur-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 13:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://urbasense.fr/?p=14042</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour ce nouvel épisode de notre série "Au coeur de l'arbre", nous accueillons Vincent Beerens, responsable du service exploitation et maintenance de la ville de Cagnes-sur-Mer.</p>
<p>Après des années à gérer les arbres des Hauts-de-France, il traverse la France pour venir s’occuper du patrimoine arboré de la ville de Cagnes-Sur-Mer, sous le soleil méditerranéen.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Du Nord au Sud : une observation sur la résilience des arbres</h2>
<p>Le premier constat de Vincent Beerens en arrivant dans le sud-est la résilience des arbres à la chaleur et au manque d&rsquo;eau. Et cela n&rsquo;a rien à voir avec ce qu&rsquo;il connaissait. Dans le Nord, la feuillaison suit un cycle bien réglé : un arbre entre en feuillaison, vit sa saison, perd ses feuilles.</p>
<p>À Cagnes-sur-Mer, certains arbres refont deux, voire trois feuillaisons dans l&rsquo;année, avec un arrêt végétatif marqué autour de la Saint-Jean suivi d&rsquo;un redémarrage. Cela a de quoi dérouter n&rsquo;importe quel gestionnaire d&rsquo;espaces verts habitué à des repères plus stables dans les saisons.</p>
<p>L&rsquo;olivier reste, à ses yeux, l&rsquo;arbre le plus étonnant : il défie la mécanique classique de l&rsquo;arbre et semble renaître de lui-même en permanence. Il évoque aussi saules têtards, arbres à cavités, précieuses pour la biodiversité, ou encore les peupliers plantés en bord de rivière malgré une réputation d&rsquo;arbres plutôt adaptés aux climats tempérés et humides.</p>
<p>Cette expérience nourrit une réflexion plus large sur le choix des essences. Les <a href="https://urbasense.fr/patrimoine-vegetal-sanary-sur-mer-avec-pierre-le-sage/">gestionnaires d&rsquo;espaces verts</a> doivent aujourd&rsquo;hui anticiper des besoins à 10 ou 15 ans. Pour les pépiniéristes, cela devient un exercice compliqué, ils doivent investir sans certitude sur les commandes futures des collectivités.</p>
<p>Vincent Beerens a lui-même expérimenté les contrats de culture, notamment sur des chênes pubescents dans le Nord, et défend une approche pragmatique de la notion d&rsquo;indigène » : plutôt que de planter à tout prix des essences locales sur un rond-point, mieux vaut réserver ces espèces aux parcs et lisières, et privilégier ailleurs des essences au comportement éprouvé, y compris exotiques. À condition bien sûr qu&rsquo;elles ne soient pas invasives et qu&rsquo;elles conservent un vrai intérêt pour les pollinisateurs.</p>
<h2>Arrosage, sols vivants, gestion de l&rsquo;eau et patrimoine arboré</h2>
<p>Le deuxième grand chantier concerne l&rsquo;eau, et Vincent Beerens y est particulièrement sensible. Sa conviction : biberonner un arbre avec un arrosage automatique en goutte-à-goutte permanent finit par produire l&rsquo;effet inverse à celui recherché.</p>
<p>Les racines, « assez fainéantes » selon ses dires, restent cantonnées à la motte tant qu&rsquo;on leur apporte tout sur place. Cela empêche l&rsquo;arbre de développer un système racinaire autonome.<br />
D&rsquo;où l&rsquo;importance de sonder les arbres avec des capteurs hydrométriques et tensiométriques, pour arroser seulement quand c&rsquo;est vraiment nécessaire et laisser les racines aller chercher l&rsquo;eau plus loin.</p>
<p>Il raconte avoir observé des arbres visuellement stressés, donnant l&rsquo;impression d&rsquo;un manque d&rsquo;eau criant.<br />
Alors que les sondes indiquaient qu&rsquo;aucun arrosage n&rsquo;était nécessaire. L&rsquo;appareil ne dysfonctionnait pas, c’est bien l&rsquo;arbre qui gérait, en quelque sorte, sa propre sécheresse hydrique.</p>
<p>Ce point rejoint un piège classique que confirme Thomas, confondre sécheresse de l&rsquo;air et sécheresse du sol. Arroser un sol déjà suffisamment humide sous prétexte que l&rsquo;air est chaud et sec ne fait qu&rsquo;asphyxier les racines en les privant d&rsquo;oxygène.<br />
Et c’est une des premières causes de mortalité des arbres nouvellement plantés.</p>
<p>Selon Vincent Beerens, il faut généralement compter 3 à 4 ans, sur un sol vivant et en bonne santé, avant qu&rsquo;un arbre devienne autonome pour son approvisionnement en eau.<br />
La question de l&rsquo;eau ne s&rsquo;arrête pas à l&rsquo;arrosage individuel. À l&rsquo;échelle de la ville, Cagnes-sur-Mer expérimente des noues et des aménagements de gestion des eaux pluviales, avec l&rsquo;ambition de capter les eaux de ruissellement plutôt que de les envoyer directement vers l&rsquo;assainissement, tout en respectant les obligations légales de débroussaillement.</p>
<p>Un exercice d&rsquo;équilibriste entre prévention des inondations, maintien de la biodiversité et contraintes réglementaires locales. Sans oublier que les plantes choisies doivent supporter à la fois des noues gorgées d&rsquo;eau en hiver et complètement asséchées l&rsquo;été.</p>
<h2>L&rsquo;arbre en ville : de l’esthétisme à l’infrastructure verte et vitale</h2>
<p>Le métier de gestionnaire du patrimoine arboré a profondément changé de statut, estime Vincent Beerens. Longtemps perçu comme relevant du simple entretien paysager, il est aujourd&rsquo;hui au cœur des politiques de d’adaptation urbaine : désimperméabilisation des cours d&rsquo;école, plantations massives, gestion de la sécurité des riverains.</p>
<p>Cependant, il met en garde contre une dérive fréquente, la course politique au nombre d&rsquo;arbres plantés, décorrélée des capacités réelles de plantation et du suivi des services techniques. Sa règle : mieux vaut planter le bon arbre au bon endroit que multiplier les forêts urbaines mal entretenues.</p>
<p>Il insiste aussi sur la diversité des arbres, en commençant par éviter le monospécifique. Cela pourrait exposer à la perte totale d&rsquo;un alignement en cas de ravageur ou de maladie. On se doit aussi de varier les hauteurs pour permettre une ventilation naturelle des rues, plutôt que de créer des dômes de pollution qui emprisonnent l&rsquo;air.</p>
<p>Au-delà de l&rsquo;esthétique, l&rsquo;arbre rend aujourd&rsquo;hui des services écosystémiques reconnus : rafraîchissement urbain par évapotranspiration, captation du carbone et des particules fines, support de biodiversité, confort psychique lié à la biophilie. Une utilité qui dépasse le simple cadre paysager pour devenir un véritable enjeu de santé publique dans les villes en surchauffe.</p>
<p>Vous êtes responsable de la gestion d’un patrimoine arboré ? <a href="https://urbasense.fr/contact/" target="_blank" rel="noopener">N&rsquo;hésitez pas à nous contacter</a>.</p>
<p><iframe title="Le patrimoine arboré de Cagnes-sur-Mer, retour de terrain avec Vincent Bereens #arbres #ville" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/i-p1cd5LXXc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La gestion du patrimoine arboré de Saint-Germain-en-Laye avec Joffrey Marcon</title>
		<link>https://urbasense.fr/la-gestion-du-patrimoine-arbore-de-saint-germain-en-laye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 07:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://urbasense.fr/?p=14033</guid>

					<description><![CDATA[<p>Saint-Germain-en-Laye, ville de 47 000 habitants à l'ouest de Paris, gère 67 hectares d'espaces verts et 8 500 arbres avec une équipe de 30 personnes. </p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/la-gestion-du-patrimoine-arbore-de-saint-germain-en-laye/">La gestion du patrimoine arboré de Saint-Germain-en-Laye avec Joffrey Marcon</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Saint-Germain-en-Laye, ville de 47 000 habitants à l&rsquo;ouest de Paris, gère 67 hectares d&rsquo;espaces verts et 8 500 arbres avec une équipe de 30 personnes.<br />
Le centre-ville historique, classé site patrimonial remarquable, ajoute une contrainte forte : chaque projet de végétalisation doit convaincre l&rsquo;Architecte des Bâtiments de France (ABF), pas toujours enthousiaste à l&rsquo;idée de mettre du végétal devant un bâti classé.</p>
<p>Si, chaque année, la ville abat entre 50 et 90 arbres, soit environ 1 % du patrimoine, elle considère ce taux raisonnable. Sur les cinq dernières années, environ 250 à 300 arbres sont plantés annuellement, dont deux tiers en remplacement et densification et un tiers sur des projets neufs de désimperméabilisation, avec près de 15 000 m² rendus perméables sur la période.</p>
<h2>Le choix stratégique du 100% de pépinières françaises</h2>
<p>La ville s&rsquo;approvisionne presque exclusivement auprès de pépinières françaises, jugées largement compétentes et compétitives en prix. Elle ne considère pas nécessaire d&rsquo;aller chercher les arbres ailleurs. Geoffrey Marcon souligne l&rsquo;expertise remarquable des chefs de culture en pépinière, capables de connaître précisément le comportement de chaque essence face au sol, à la température ou à l&rsquo;ensoleillement.<br />
Saint-Germain-en-Laye a supprimé la garantie de reprise habituellement facturée par les entreprises de plantation. Ce choix est observé aussi dans des collectivités matures comme le Val-de-Marne ou Albi, comme le souligne Thomas Bur.<br />
Cela permet de réallouer ce budget vers davantage de plantations, tout en reprenant en interne la maîtrise totale de l&rsquo;arrosage des jeunes arbres.</p>
<h2>Reprendre le contrôle de l’arrosage de ses arbres</h2>
<p>Depuis 2020, la ville utilise des <a href="https://urbasense.fr/green-low-tech/minisense-et-ses-capteurs/" target="_blank" rel="noopener">sondes tensiométriques</a> placées dans et autour de la motte des jeunes arbres. L&rsquo;objectif initial était de calculer précisément quand arroser, mais le bénéfice réel s&rsquo;est révélé différent et inattendu : ces sondes permettent aussi de comprendre ce qui se passe sous terre, une zone naturellement opaque pour le gestionnaire.<br />
Elles servent notamment à vérifier si l&rsquo;arbre colonise correctement son support et pompe bien l&rsquo;eau apportée, avec une confiance accordée principalement aux 2e et 3e années, en considérant que la 1re année est traitée en arrosage maximum pour limiter le stress post-arrachage.<br />
L&rsquo;objectif final est de rendre l&rsquo;arbre le plus autonome possible en accélérant le développement de son système racinaire.</p>
<h2>Les nouvelles compétences du gestionnaire d’espaces verts</h2>
<p>Deux facteurs majeurs ont transformé le métier ces dernières années : la gestion du risque juridique lié à l&rsquo;arbre et l&rsquo;adaptation des villes au changement climatique. À cela s&rsquo;ajoutent de nouvelles compétences numériques, avec le passage d&rsquo;un couple QGIS/Excel à des logiciels intégrant intelligence artificielle et imagerie satellite pour calculer la canopée, le rafraîchissement et l’absorption de CO2.<br />
Geoffrey Marcon insiste sur un point encore sous-estimé : ces logiciels séduisent les élus avec leurs indicateurs chiffrés, mais leur fiabilité dépend entièrement de la compréhension de leur méthode de calcul par les équipes techniques.</p>
<p>Le volet communication devient lui aussi central, car expliquer ce qui se passe sous terre est essentiel pour que les habitants de sa ville comprennent et acceptent les choix de gestion du patrimoine arboré de Saint-Germain-en-Laye.</p>
<p>🔗 Découvrez l’entretien complet :</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/NgJBtizzhWo?si=Xij61EI2PrS_0E84" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/la-gestion-du-patrimoine-arbore-de-saint-germain-en-laye/">La gestion du patrimoine arboré de Saint-Germain-en-Laye avec Joffrey Marcon</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
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		<title>Façades et toitures végétalisées : une promesse tenue ? avec Yannik Beix</title>
		<link>https://urbasense.fr/facades-et-toitures-vegetalisees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 08:33:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=14021</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a quelques années, la végétalisation des façades du bâti était présentée comme le nouveau marché relais du paysage, avec un potentiel énorme. Qu'en est-il aujourd'hui ?.<br />
Alors, végétaliser une toiture ou une façade, est-ce toujours une bonne idée ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce nouvel épisode de notre série Graines d&rsquo;impact, Thomas échange avec Yannik Beix, ingénieur agronome et diplômé d&rsquo;HEC. Il a dirigé Sopranature et Greenfield au sein du groupe Soprema, présidé l&rsquo;Adivet (interprofession des infrastructures urbaines vertes) et vient d&rsquo;ouvrir son propre cabinet d&rsquo;ingénierie du bâti vivant.</p>
<h2>Un marché encore loin de son potentiel en France</h2>
<p>Le marché de la toiture végétalisée est jeune, en essor depuis une vingtaine d&rsquo;années. L&rsquo;Allemagne, précurseure a aujourd&rsquo;hui une cinquantaine d&rsquo;années de retour d&rsquo;expérience et un marché fleurissant porté par des politiques publiques locales. Le pays réalise 10 à 12 millions de mètres carrés par an, quand la France plafonne depuis 7-8 ans autour d&rsquo;1,5 à 1,6 million.<br />
Une dynamique cinq fois moins importante pour des territoires comparables.</p>
<p>La France ne végétalise qu&rsquo;environ 8 % des toitures-terrasses potentielles construites chaque année. La marge de progression reste considérable.</p>
<p>Entre toiture et façade, la différence n&rsquo;est pas fondamentale sur les bénéfices, plutôt sur la contrainte.<br />
Le mur végétalisé apporte presque autant d&rsquo;avantages qu&rsquo;une toiture, mais reste bien plus coûteux à entretenir. Un simple arrêt d&rsquo;irrigation de quelques jours suffit à tout perdre.</p>
<h2>Isolation, gestion de l&rsquo;eau, biodiversité : les vrais bénéfices de la végétalisation du bâti</h2>
<p>Le contexte climatique justifie à lui seul de s&rsquo;engager plus fortement. Les villes surchauffent, connaissent des inondations de plus en plus extrêmes et une perte dramatique de la biodiversité.</p>
<p>Côté chaleur, une toiture végétalisée améliore le confort d&rsquo;été intérieur de 3 à 4 degrés. Au niveau de l&rsquo;eau, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui le premier levier d&rsquo;intégration du végétal sur le bâti.<br />
La toiture agit comme une éponge, elle retient l&rsquo;eau puis la restitue progressivement, déphasant ainsi d&rsquo;une heure et demie le pic d&rsquo;un épisode pluvieux intense.<br />
Cela joue un rôle clé face aux réseaux d&rsquo;assainissement vieillissants, que la capitale Paris a d&rsquo;ailleurs intégré dans son zonage Paris-Pluie.</p>
<p>Quant à la biodiversité, l&rsquo;étude GROOF montre qu&rsquo;entre 5 et 10 ans après l&rsquo;installation, on passe de 40 à 80 % d&rsquo;espèces endémiques et sauvages sur une toiture végétalisée.<br />
Au niveau de l&rsquo;impact sur les humains, la biophilie liée au contact visuel avec la nature améliore le confort psychique et acoustique des occupants. Enfin la couche végétale protège aussi l&rsquo;étanchéité du bâtiment, prolongeant sa durabilité sur plusieurs décennies.</p>
<h2>GreenRoofScore, aides financières et IA : comment lancer un projet de végétalisation du bâti</h2>
<p>Pour objectiver ces bénéfices, l&rsquo;Adivet a développé le GreenRoofScore, un outil open source qui évalue la performance écosystémique d&rsquo;un projet à partir de sa description technique : épaisseur, substrat, palette végétale.</p>
<p>Mais dimensionner un bon projet suppose aussi de croiser CAPEX, contraintes réglementaires (gestion des eaux, coefficients de biotope) et accès aux aides : les six agences de l&rsquo;eau françaises soutiennent désormais les toitures végétalisées, aux côtés des fonds verts et de dispositifs comme Coproasis.</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;axe de développement du nouveau cabinet de Yannik Beix. Il accompagne les bailleurs sociaux et foncières pour intégrer la végétalisation dans leurs plans patrimoniaux, avec des données ESG solides afin de répondre aux exigences de la CSRD.<br />
Pour l&rsquo;avenir, il mise sur l&rsquo;IA et sur des portefeuilles de 2 000 à 2 500 bâtiments. La cartographie par IA permettrait de prioriser les sites éligibles sans visite terrain. Une tâche qui est impossible à mener manuellement à cette échelle.</p>
<p>Pour aller plus loin sur les toitures et façades végétalisées, n&rsquo;hésitez pas à nous contacter.</p>
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		<title>L’arrosage intelligent piloté par les plantes et les racines avec Fabrice Montbarbon</title>
		<link>https://urbasense.fr/larrosage-intelligent-pilote-par-les-plantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 06:55:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=14013</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les réseaux d'arrosage des collectivités françaises, un tiers de l'eau part en fuites, un tiers en surarrosage. Seul un tiers atteint réellement la racine au bon moment.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>On arrose trop : le vrai coût du gaspillage ?</h2>
<p>Dans les réseaux d&rsquo;arrosage des collectivités françaises, un tiers de l&rsquo;eau part en fuites, un tiers en surarrosage. Seul un tiers atteint réellement la racine au bon moment. À Marseille, à Martigues, cela représente 1 million de mètres cubes d&rsquo;eau potable gaspillés chaque année. À Martigues, 30 000 habitants, de vastes espaces verts, la facture annuelle dépasse 700 000 euros, dont la moitié pourrait être économisée.</p>
<p>L&rsquo;arrosage automatique classique fonctionne comme un “radio-réveil” : on le programme en début ou en cours de saison, il tourne quoi qu&rsquo;il arrive.</p>
<p>La ville de Martigues l&rsquo;illustre concrètement : avec 600 programmateurs à piles. Pour modifier les réglages après une grosse pluie, cela demande un mois-homme de travail de terrain, très conséquent. Ces programmateurs arrosent donc de façon identique, « qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il vente ou qu&rsquo;il neige », générant à la fois du gaspillage et du stress végétal.</p>
<p>Pendant ce temps, lors des canicules, les préfectures interdisent l&rsquo;arrosage pour préserver la ressource en eau potable, dont plus de 80% est utilisée pour les espaces verts des collectivités.</p>
<p>Et des arbres adultes meurent, faute d&rsquo;une ressource en eau qu&rsquo;on avait pourtant sur utilisée tout l&rsquo;été.</p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? Et surtout, comment en sortir ?</p>
<h2>Une sonde à l’écoute de la plante</h2>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-14016 size-full" style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, 'Helvetica Neue', Arial, 'Noto Sans', sans-serif, 'Apple Color Emoji', 'Segoe UI Emoji', 'Segoe UI Symbol', 'Noto Color Emoji';" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense.jpg" alt="" width="1200" height="679" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense.jpg 1200w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense-300x170.jpg 300w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense-1024x579.jpg 1024w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense-768x435.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></p>
<p>L&rsquo;arrosage intelligent repose sur quatre critères cumulatifs :</p>
<ul>
<li>un réseau automatique piloté par électrovannes,</li>
<li>une connectivité à distance via le réseau radio LoRaWAN (0G, faible consommation énergétique)</li>
<li>des sondes d&rsquo;humidité placées directement dans la rhizosphère</li>
<li>une supervision hydraulique permettant de détecter les fuites en temps réel. Sans ces quatre critères réunis, on reste dans l&rsquo;automatique classique.</li>
<li>La sonde change la logique à la racine. Quelques minutes avant chaque cycle prévu, le programmateur l&rsquo;interroge : y a-t-il encore assez d&rsquo;eau disponible pour le végétal ? Si oui, assez logiquement l&rsquo;arrosage ne se déclenche pas.</li>
</ul>
<p>Il reprend uniquement quand la plante entre en stress hydrique modéré. C&rsquo;est la stratégie dite durée fixe, fréquence variable, la dose reste constante, l&rsquo;intervalle s&rsquo;adapte en temps réel au besoin réel du végétal.</p>
<p>Cette approche est agronomiquement supérieure à son inverse (fréquence fixe, dose variable), qui maintient les racines en surface et crée des risques de chevauchement hydraulique entre électrovannes.<br />
L&rsquo;effet agronomique est inattendu mais décisif : en laissant s&rsquo;installer de petits cycles d&rsquo;assèchement entre deux arrosages. Cela favorise le développement racinaire et donc l&rsquo;autonomie des plantes.</p>
<p>Un arbre qui cherche l&rsquo;eau en profondeur est un arbre plus autonome, plus résistant face aux canicules, moins dépendant de l&rsquo;irrigation humaine. La texture du sol (sableux, argileux, caillouteux) et la profondeur de prospection racinaire permettent à la sonde de calibrer précisément ce niveau de stress acceptable.</p>
<h2>Ce que les données rendent possible</h2>
<p>De l&rsquo;économie budgétaire à la résilience institutionnelle.<br />
Sur les collectivités passées à l&rsquo;arrosage intelligent à grande échelle, les économies constatées atteignent 50% par rapport aux pratiques antérieures. Le retour sur investissement est rapide.</p>
<p>Mais l&rsquo;enjeu dépasse le seul budget : lors des canicules, les collectivités disposant d&rsquo;un historique de données tensiométriques ont pu démontrer leur stratégie de frugalité auprès des préfectures et éventuellement obtenir des dérogations officielles pour continuer à arroser de façon ciblée.<br />
Pour les agents de terrain, la transformation est tout aussi concrète. Les alertes de fuite remontent automatiquement sur la plateforme de supervision, sans nécessiter de tournée terrain.</p>
<p>Certains agents témoignent d&rsquo;une économie de trois quarts de leur temps de surveillance, réorienté vers l&rsquo;observation qualitative des végétaux : taille, choix des espèces, santé du sol. C’est un retour au cœur du métier de jardinier, au contact même du vivant.</p>
<p>Dans un contexte où les canicules et les inondations alternées pourraient devenir la norme d&rsquo;ici 2050, disposer d&rsquo;un outil de mesure objectif n&rsquo;est pas seulement un avantage opérationnel : c&rsquo;est une condition de survie pour l&rsquo;arbre urbain et une garantie de traçabilité pour ceux qui en ont la responsabilité.</p>
<p>Pour plus d&rsquo;informations sur l&rsquo;arrosage automatique, n&rsquo;hésitez à nous <a href="https://urbasense.fr/contact/" target="_blank" rel="noopener">contacter</a>.</p>
<p>🔗 Découvrez la vidéo complète :</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/_SUFvzHmNj4?si=u-SoNTOnrbfEvOGO" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Waqatali : modéliser le vivant pour mieux décider &#8211; Rencontre avec Nicolas Marilleau (IRD/UMMISCO)</title>
		<link>https://urbasense.fr/wakatali-modeliser-le-vivant-pour-mieux-decider/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 09:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13831</guid>

					<description><![CDATA[<p>Thomas Bur échange avec Nicolas Marilleau, chercheur à l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) au sein du laboratoire UMMISCO, Unité Mixte Internationale de Modélisation Mathématique et Informatique des Systèmes Complexes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;IRD est un organisme public de recherche (statut EPST, comme le CNRS) qui travaille principalement avec les pays en développement : Afrique, Maghreb, Asie du Sud-Est, Amérique.</p>
<p>L&rsquo;IRD est un organisme public de recherche (statut EPST, comme le CNRS) qui travaille principalement avec les pays en développement : Afrique, Maghreb, Asie du Sud-Est, Amérique.</p>
<p>La relation n&rsquo;est pas descendante mais fondée sur un vrai partenariat bilatéral. UMMISCO compte environ 70-80 chercheurs titulaires, dont seulement 15 Français de l&rsquo;IRD. Les autres viennent de tutelles partenaires : Sorbonne Université, l’Université marocaine de Cadi Ayyad, l’UCAD et l’UGB au Sénégal.</p>
<p>Nicolas Marilleau se définit lui-même avec humour comme « bon à tout et bon à rien » : modélisateur transversal qui travaille aussi bien sur les bactéries du sol, la fertilisation, la qualité de l&rsquo;air, les épidémies ou la dengue. Il définit sa valeur ajoutée dans la compréhension des experts de chaque domaine, extraire leurs idées et les traduire en modèles.</p>
<p>Les projets qu’il mène, se situe partout dans le monde :</p>
<ul>
<li>À <strong>Madagascar</strong>, avec un modèle participatif sur la fertilisation des sols avec des agriculteurs non-lecteurs, d&rsquo;abord en version papier, puis sur ordinateur.</li>
<li>À l<strong>&lsquo;île d&rsquo;Oléron</strong> : serious game Litosim sur la submersion marine, joué avec des élus, exporté ensuite à Madagascar pour la gestion des risques côtiers.</li>
</ul>
<h2>Le projet Waqatali</h2>
<p>Né d&rsquo;un café entre Nicolas et Thomas, Wakatali est un LabCom ANR (laboratoire commun public-privé, à parité égale). Budget : 300 000 euros. Il a produit : 2 thèses, des stages, un brevet, des partenariats avec Biogéosciences (Université de Bourgogne), UTINAM, LIFAN et LUCADE (Sénégal). Le capteur tensiométrique développé mesure la tension hydrique dans les sols. Il est open source, fabricable et réparable localement.</p>
<p>Il s&rsquo;accompagne du capteur de qualité de l&rsquo;air <strong>Camellio</strong> et d&rsquo;une station météo, formant une station de mesure à bas coût. Validé en 2021, le projet est toujours actif et vient de décrocher un nouveau financement <strong>FFM</strong> pour l&rsquo;usage agricole en Afrique.</p>
<p>Nicolas insiste sur un aspect souvent oublié : la formation de doctorants, majoritairement africains et asiatiques, et l&rsquo;enseignement dans des universités étrangères. C&rsquo;est une dimension centrale de l&rsquo;identité d’UMMISCO en tant qu&rsquo;unité mixte internationale.</p>
<p>🔗 Découvrez la vidéo complète : https://youtu.be/k2e50mXfqXM</p>
<p><iframe title="Wakatali : modéliser le vivant pour mieux décider avec Nicolas Marilleau (IRD/UMISCO)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/k2e50mXfqXM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/wakatali-modeliser-le-vivant-pour-mieux-decider/">Waqatali : modéliser le vivant pour mieux décider &#8211; Rencontre avec Nicolas Marilleau (IRD/UMMISCO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le mélange terre-pierre (MTP) : une solution idéale pour les arbres de nos villes ?</title>
		<link>https://urbasense.fr/le-melange-terre-pierre-mtp-une-solution-ideale-pour-les-arbres-de-nos-villes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13815</guid>

					<description><![CDATA[<p>Concilier végétalisation et contraintes urbaines n’est pas une mince affaire. Le mélange terre-pierre revêt une solution pour adapter les arbres dans l’espace urbain ville.</p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/le-melange-terre-pierre-mtp-une-solution-ideale-pour-les-arbres-de-nos-villes/">Le mélange terre-pierre (MTP) : une solution idéale pour les arbres de nos villes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Qu&rsquo;est-ce que le mélange terre-pierre ?</h2>
<p>C’est une technique développée en France en 1986 par le laboratoire des Ponts et Chaussées d&rsquo;Angers. Un mélange savamment dosé de granulats (pierres) et de terre végétale qui combine des propriétés essentielles : fertilité, porosité, perméabilité et portance.</p>
<p>Ce système astucieux répond à l’un des défis de nos espaces urbains : comment permettre aux arbres de s&rsquo;épanouir tout en supportant les contraintes mécaniques liées à la circulation ou au stationnement ? Le MTP a été conçu pour offrir cette solution hybride. Les pierres forment un squelette porteur. La terre non compactée entre ces pierres permet aux racines de se développer librement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-13818 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/melange_terre_pierre.png" alt="" width="337" height="217" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/melange_terre_pierre.png 337w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/melange_terre_pierre-300x193.png 300w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" /></p>
<h2>Pourquoi utiliser le mélange terre-pierre dans les milieux urbains ?</h2>
<p>Les sols urbains traditionnels posent ce dilemme : plus ils sont compactés pour assurer la portance nécessaire à la circulation, moins ils permettent le développement racinaire des arbres. Cette compaction excessive est souvent Cune des première cause de mortalité des arbres en ville.</p>
<p>Le mélange terre-pierre (MTP) tente de résoudre cette complexité en :</p>
<ul>
<li>Garantissant une portance suffisante grâce au squelette de pierres</li>
<li>Offrant un espace non compacté pour le développement racinaire</li>
<li>Optimisant la circulation de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau</li>
<li>Assurant la pérennité des plantations dans des zones à forte sollicitation mécanique</li>
</ul>
<p>Cette technique est particulièrement recommandée pour les plantations sur terre-pleins centraux ou à proximité des zones de stationnement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-13819 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue.jpg" alt="" width="800" height="461" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue.jpg 800w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue-300x173.jpg 300w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue-768x443.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<address>
<div class="tm-article-wrapper">
<div class="tm-article-content uk-margin-top-remove">
<div class="tm-article">
<p>Image : CAUE Aveyron</p>
<div class="tm-article-wrapper"> Quels sont les limites à connaître sur le mélange terre-pierre</div>
</div>
</div>
</div>
</address>
<p>Malgré ses nombreux avantages, le mélange terre-pierre présente cependant quelques contraintes à prendre en compte :</p>
<p><strong>Coût initial plus élevé</strong> : matériaux, gestion des mélanges et de leur compaction… le mélange terre-pierre est plus couteux qu’une fosse de plantation classique. Pour autant il permet des plantations dans les contextes les plus extrêmes.</p>
<p><strong>Exigence technique et risque d’exécution</strong> : le non-respect de certaines règles peut desservir la mise en œuvre. Si la terre est compactée ou si les proportions terre/pierre ne sont respectées, cela risque de compromettre la croissance des végétaux .</p>
<p><strong>Gestion de l&rsquo;eau spécifique</strong> : Le MTP présente une réserve en eau moindre qu&rsquo;une terre végétale classique. Les arrosages devront être par conséquent plus fréquents mais moins abondants.</p>
<p><strong>Utilisation ciblée</strong> : Cette technique ne doit pas être utilisée systématiquement. Pour les espaces sans contraintes mécaniques, un sol sans cailloux reste plus préférable.</p>
<h2>Quelles sont les alternatives existantes au mélange terre-pierre</h2>
<p>Fosses de Stockholm, caissons de plantation ou dalles de répartition, les solutions ne manquent pas et offrent aux maîtres d’ouvrages et aux maîtres d’œuvre de nouvelles perspectives dans l&rsquo;intégration réussie du végétal, même face aux contraintes techniques les plus complexes.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le Mélange Terre-Pierre représente une solution ingénieuse pour concilier les exigences de nos villes comme la portance mécanique et le développement du végétal. Une bonne mise en œuvre offre aux arbres un environnement propice à leur développement et, cela même dans les conditions et les contraintes difficiles de nos espaces urbains.</p>
<p>Dernier point et non des moindres : la qualité de mise en œuvre fait toute la différence entre un MTP réussi et un échec. Faites appel à des professionnels expérimentés pour garantir le succès de vos plantations urbaines.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Comment Source Urbaine permet aux collectivités d&#8217;atteindre des mois d&#8217;autonomie sans arrosage avec Nicolas Griglio</title>
		<link>https://urbasense.fr/eaux-pluviales-urbaines-source-urbaine-des-mois-dautonomie-sans-arrosage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 13:26:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13794</guid>

					<description><![CDATA[<p>Source Urbaine développe une solution de stockage souterrain des eaux pluviales, restituées aux plantes par capillarité, offrant des mois d'autonomie sans arrosage. Son dernier projet, un démonstrateur à Istres en partenariat avec le groupe Colas, vise à réintroduire de la biodiversité dans les zones portuaires. Urbasense accompagne l'entreprise sur le monitoring des installations pour suivre leur autonomie hydrique en temps réel. Nous avons le plaisir d'accueillir Nicolas Griglio de Source Urbaine pour en apprendre d'avantage sur le projet.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Pouvez-vous présenter Source Urbaine et votre approche de la gestion de l&rsquo;eau en ville ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Chez Source Urbaine, nous sommes spécialisés dans la récupération et la valorisation des eaux pluviales en ville. L&rsquo;idée est de pouvoir collecter une ressource, qui est a priori gratuite, avant qu&rsquo;elle ne soit perdue dans le réseau d&rsquo;assainissement, et de pouvoir la valoriser.<br />
Le premier élément que l’on est venu adresser, c&rsquo;est le stockage de cette ressource. Utiliser l&rsquo;eau de pluie pour arroser les plantes, ça se fait depuis très longtemps et ça paraît être une évidence.</p>
<p>Cependant, cela représente une contrainte assez importante : entretenir et arroser les espaces verts, notamment en plein été. À chaque rendez-vous que l&rsquo;on a avec les services espaces verts, ils nous disent : « En plein été, on doit arroser toutes les semaines, voire tous les jours nos espaces verts. Sinon les plantes meurent et il faut les remplacer. » <a href="https://sourceurbaine.fr/" target="_blank" rel="noopener">Source Urbaine</a> stocke les eaux pluviales sous la terre végétale et les restitue aux plantes par capillarité, offrant jusqu&rsquo;à trois mois d&rsquo;autonomie sans arrosage. L&rsquo;entreprise s&rsquo;adresse aux collectivités, aménageurs et entreprises de travaux publics, et vient de déployer un démonstrateur à Istres en partenariat avec le groupe Colas.</p>
<h2>Comment fonctionne concrètement votre solution ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Notre solution se place directement sous la terre végétale. C&rsquo;est un stockage dont on maîtrise les dimensions, la hauteur des matériaux, la performance de captation de l&rsquo;eau, sa restitution par capillarité dans la terre végétale au-dessus. Nous maîtrisons tous ces paramètres.</p>
<p>Que l&rsquo;on soit à Lille, à Marseille, à Strasbourg ou à Bordeaux, à chaque fois on a une pluviométrie qui est différente, une météo différente et surtout une biodiversité propre à chaque région et à chaque territoire. On prend en compte tous ces éléments pour dimensionner cette réserve de stockage. Une fois le système en place, il se remplit avec les premières pluies et l&rsquo;eau collectée sert à arroser les plantes en continu. On supprime ainsi complètement les opérations d&rsquo;arrosage pour les collectivités, les services espaces verts, les paysagistes.</p>
<p>En jouant sur le dimensionnement de cette réserve, on peut aller jusqu&rsquo;à trois mois d&rsquo;autonomie en arrosage, sans intervention. Avec les effets du changement climatique, ce type de canicule arrivera plus tôt dans l’année et plus fréquemment, malheureusement.</p>
<h2>Avez-vous pu tester cette méthode lors d&rsquo;épisodes de sécheresse ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Oui. C&rsquo;était l&rsquo;été 2022 ou 2023, il y a eu près de sept semaines sans pluie significative en France. C&rsquo;était la catastrophe. Il fallait approvisionner des villages en eau potable, il y avait des arrêtés dans tous les sens pour interdire l&rsquo;arrosage.<br />
Cependant, nos installations n&rsquo;ont pas eu à être arrosées pendant toute cette période. Au fur et à mesure du temps et des installations, on a continué à améliorer nos ouvrages, ce qui fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, en fonction des contraintes techniques, de la météo, on arrive à apporter de véritables solutions de gestion de l&rsquo;eau.</p>
<h2>Au-delà de l&rsquo;arrosage, quels sont les autres bénéfices de votre solution ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Aujourd&rsquo;hui, les réseaux d&rsquo;assainissement pour évacuer l&rsquo;eau quand il pleut, sont de moins en moins dimensionnés pour les pluies exceptionnelles. Il y a donc un vrai enjeu de déconnexion de l&rsquo;eau pluviale du réseau d&rsquo;assainissement. Le fait qu&rsquo;on vienne récupérer cette ressource coche aussi une case réglementaire.<br />
L’autre gros argument, c&rsquo;est le rafraîchissement urbain.</p>
<p>Le fait d&rsquo;apporter en continu de l&rsquo;eau dans la terre végétale fait que les plantes ne sont pas en stress hydrique. Cette eau est ensuite évapotranspirée ce qui contribue à la mise en place de l’îlot de fraîcheur en ville.</p>
<p>Les plantes en été ont chaud, elles transpirent de l&rsquo;eau via leurs stomates. La terre gorgée d&rsquo;eau fait évaporer l&rsquo;eau. Ce phénomène de brumisation naturelle permet d&rsquo;atténuer l’inertie thermique des matériaux minéraux que constituent la ville et en font des îlots de chaleur. Ce sont des éléments que nous mesurons, notamment avec l&rsquo;appui d&rsquo;Urbasense, afin de voir à quel point des plantes arrosées rafraîchissent l&rsquo;espace ambiant.</p>
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<h2>Qui sont vos principaux clients ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : On s&rsquo;adresse en priorité au service espaces verts des collectivités. On s&rsquo;adresse aussi au service assainissement et voirie pour répondre à l’aspect réglementaire de la gestion de l&rsquo;eau.</p>
<p>Mais on se rend surtout compte que tous les acteurs de l&rsquo;aménagement urbain aujourd&rsquo;hui réfléchissent en terme d’intégration du végétal et d’une meilleure gestion des ressources naturelles. Cela peut être des aménageurs, des bailleurs sociaux, des promoteurs immobiliers, des entreprises de travaux publics qui vont proposer de nouveaux types d&rsquo;aménagements à leurs clients. La finalité reste souvent les collectivités, mais les prescripteurs sont de plus en plus diversifiés.</p>
<h2>Pouvez-vous nous parler du démonstrateur installé à Istres dans le cadre du Smart Port Challenge ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : C&rsquo;est une collaboration avec le groupe Colas, spécialisé dans l&rsquo;aménagement urbain et des sols. L&rsquo;idée était de combiner le savoir-faire d&rsquo;un grand groupe de travaux publics avec celui de Source Urbaine.</p>
<p>Concrètement, des places de stationnement ont été équipées d&rsquo;un enrobé drainant. Les voitures peuvent toujours se garer et manœuvrer normalement sauf que la surface a la particularité d&rsquo;être drainante. L&rsquo;eau s&rsquo;écoule dans le sol vers une grande bassine de rétention. Sur les abords des places de stationnement, il y a deux bandes végétalisées qui intègrent notre solution avec le stockage de l&rsquo;eau et de restitution par capillarité.</p>
<p>Comme on est dans le sud de la France, l&rsquo;enjeu est encore plus fort. On a de grandes périodes de sécheresse entrecoupées de très grandes pluies, des épisodes cévenols, des pluies exceptionnelles. L&rsquo;enjeu est donc encore plus difficile à appréhender, tant en termes de déconnexion des eaux de pluie du réseau d&rsquo;assainissement qu&rsquo;en termes de disponibilité de l&rsquo;eau pour les plantes sur de longues périodes.</p>
<p>La réflexion était d&rsquo;aller encore plus loin sur le rafraîchissement urbain. En mettant des teintes plus claires sur l&rsquo;enrobé drainant, on réduit le phénomène d&rsquo;îlot de chaleur et l&rsquo;inertie thermique. Non seulement on capte beaucoup plus d&rsquo;eau pour les plantes, mais en plus avec un sol plus clair, on a un effet rafraîchissant beaucoup plus important que l&rsquo;enrobé noir foncé qui retient la chaleur.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce projet à Istres est de montrer le côté adaptable de notre solution. On peut augmenter et réduire sa hauteur, changer de forme et la redimensionner pour des situations plus contraignantes.</p>
<p>En associant notre solution avec l’enrobé drainant, une innovation du groupe Colas, on a globalement, un produit systémique. Il prend en compte une réflexion globale du projet, pas seulement l’aspect agronomique, gestion de l&rsquo;eau ou enrobé, mais tout cela à la fois.</p>
<h2>Qu&rsquo;avez-vous cherché à démontrer avec ce projet ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Dans le cadre du Smart Port Challenge, l&rsquo;idée était de pouvoir réintroduire de la biodiversité dans les zones portuaires. Lorsque l’on pense à une zone portuaire, on imagine des espaces très minéraux, des conteneurs, des bâtiments et de grandes étendues de quai.</p>
<p>On le voit bien à Marseille, à chaque pluie exceptionnelle, le port est sous l&rsquo;eau. Puis Les personnes qui travaillent sur les zones portuaires, ou les touristes qui descendent des bateaux de croisière, disent tous la même chose : « On arrive dans un endroit très minéral, il fait extrêmement chaud en été, le seul but c&rsquo;est de partir le plus vite possible pour rejoindre la ville. »</p>
<p>En réintroduisant la biodiversité dans cet environnement, on améliore l&rsquo;expérience des personnes sur place. C&rsquo;est aussi un enjeu pour la ville de demain. Les zones portuaires représentent des surfaces tellement vastes. Si l’on ne fait pas d’efforts sur la réintroduction de végétation à ces endroits-là, c&rsquo;est un point mort dans les démarches de nature en ville.</p>
<p>Ce sont également des endroits politiques et critiques pour l&rsquo;économie d&rsquo;une ville, voire d&rsquo;un continent. Il faut maintenir une certaine activité. C&rsquo;est là que la combinaison entre le savoir-faire d&rsquo;une entreprise de travaux publics et Source Urbaine permet de maintenir l&rsquo;usage du site.</p>
<p>De plus, on va pouvoir continuer à décharger le matériel, permettre aux passagers de prendre le bateau suivant, sans avoir à sacrifier la moitié de la surface du port pour réintroduire la biodiversité. Le but est de maintenir l&rsquo;activité humaine tout en végétalisant et en rafraîchissant l&rsquo;espace, sans surcoût et sur le long terme.</p>
<h2>La collaboration avec notre équipe s’inscrit dans une logique de suivi et de résilience des aménagements urbains. Quels sont les premiers enseignements ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Depuis la création de Source Urbaine, Urbasense nous accompagne sur la mise en place de solutions de monitoring. Ce qui est intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on utilise leurs capteurs d&rsquo;une façon un peu différente de leur usage habituel.</p>
<p>Normalement, Urbasense utilise leurs capteurs pour dire aux collectivités quand organiser des tournées d&rsquo;arrosage. Nous, à l&rsquo;inverse, on les utilise pour rassurer les collectivités en leur montrant que nos installations n’ont toujours pas à être arroser les plantes. En ajoutant certaines typologies de capteurs et en adoptant une réflexion différente, on a collaboré avec Urbasense pour qu&rsquo;ils nous accompagnent sur la mise en place de solutions de monitoring adaptées à notre approche. C&rsquo;est ça qui est vraiment différenciant.</p>
<h2>Urbasense : merci Nicolas !</h2>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/eaux-pluviales-urbaines-source-urbaine-des-mois-dautonomie-sans-arrosage/">Comment Source Urbaine permet aux collectivités d&rsquo;atteindre des mois d&rsquo;autonomie sans arrosage avec Nicolas Griglio</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
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