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	<title>Urbasense</title>
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	<description>Qualité de la reprise racinaire des plantations et tensiométrie - Urbasense</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Aug 2026 09:32:57 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Urbasense</title>
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	<item>
		<title>Façades et toitures végétalisées : une promesse tenue ? avec Yannik Beix</title>
		<link>https://urbasense.fr/facades-et-toitures-vegetalisees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 08:33:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non catégorisé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelques années, la végétalisation des façades du bâti était présentée comme le nouveau marché relais du paysage, avec un potentiel énorme. Qu'en est-il aujourd'hui ?.<br />
Alors, végétaliser une toiture ou une façade, est-ce toujours une bonne idée ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce nouvel épisode de notre série Graines d&rsquo;impact, Thomas échange avec Yannik Beix, ingénieur agronome et diplômé d&rsquo;HEC. Il a dirigé Sopranature et Greenfield au sein du groupe Soprema, présidé l&rsquo;Adivet (interprofession des infrastructures urbaines vertes) et vient d&rsquo;ouvrir son propre cabinet d&rsquo;ingénierie du bâti vivant.</p>
<h2>Un marché encore loin de son potentiel en France</h2>
<p>Le marché de la toiture végétalisée est jeune, en essor depuis une vingtaine d&rsquo;années. L&rsquo;Allemagne, précurseure a aujourd&rsquo;hui une cinquantaine d&rsquo;années de retour d&rsquo;expérience et un marché fleurissant porté par des politiques publiques locales. Le pays réalise 10 à 12 millions de mètres carrés par an, quand la France plafonne depuis 7-8 ans autour d&rsquo;1,5 à 1,6 million.<br />
Une dynamique cinq fois moins importante pour des territoires comparables.</p>
<p>La France ne végétalise qu&rsquo;environ 8 % des toitures-terrasses potentielles construites chaque année. La marge de progression reste considérable.</p>
<p>Entre toiture et façade, la différence n&rsquo;est pas fondamentale sur les bénéfices, plutôt sur la contrainte.<br />
Le mur végétalisé apporte presque autant d&rsquo;avantages qu&rsquo;une toiture, mais reste bien plus coûteux à entretenir. Un simple arrêt d&rsquo;irrigation de quelques jours suffit à tout perdre.</p>
<h2>Isolation, gestion de l&rsquo;eau, biodiversité : les vrais bénéfices de la végétalisation du bâti</h2>
<p>Le contexte climatique justifie à lui seul de s&rsquo;engager plus fortement. Les villes surchauffent, connaissent des inondations de plus en plus extrêmes et une perte dramatique de la biodiversité.</p>
<p>Côté chaleur, une toiture végétalisée améliore le confort d&rsquo;été intérieur de 3 à 4 degrés. Au niveau de l&rsquo;eau, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui le premier levier d&rsquo;intégration du végétal sur le bâti.<br />
La toiture agit comme une éponge, elle retient l&rsquo;eau puis la restitue progressivement, déphasant ainsi d&rsquo;une heure et demie le pic d&rsquo;un épisode pluvieux intense.<br />
Cela joue un rôle clé face aux réseaux d&rsquo;assainissement vieillissants, que la capitale Paris a d&rsquo;ailleurs intégré dans son zonage Paris-Pluie.</p>
<p>Quant à la biodiversité, l&rsquo;étude GROOF montre qu&rsquo;entre 5 et 10 ans après l&rsquo;installation, on passe de 40 à 80 % d&rsquo;espèces endémiques et sauvages sur une toiture végétalisée.<br />
Au niveau de l&rsquo;impact sur les humains, la biophilie liée au contact visuel avec la nature améliore le confort psychique et acoustique des occupants. Enfin la couche végétale protège aussi l&rsquo;étanchéité du bâtiment, prolongeant sa durabilité sur plusieurs décennies.</p>
<h2>GreenRoofScore, aides financières et IA : comment lancer un projet de végétalisation du bâti</h2>
<p>Pour objectiver ces bénéfices, l&rsquo;Adivet a développé le GreenRoofScore, un outil open source qui évalue la performance écosystémique d&rsquo;un projet à partir de sa description technique : épaisseur, substrat, palette végétale.</p>
<p>Mais dimensionner un bon projet suppose aussi de croiser CAPEX, contraintes réglementaires (gestion des eaux, coefficients de biotope) et accès aux aides : les six agences de l&rsquo;eau françaises soutiennent désormais les toitures végétalisées, aux côtés des fonds verts et de dispositifs comme Coproasis.</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;axe de développement du nouveau cabinet de Yannik Beix. Il accompagne les bailleurs sociaux et foncières pour intégrer la végétalisation dans leurs plans patrimoniaux, avec des données ESG solides afin de répondre aux exigences de la CSRD.<br />
Pour l&rsquo;avenir, il mise sur l&rsquo;IA et sur des portefeuilles de 2 000 à 2 500 bâtiments. La cartographie par IA permettrait de prioriser les sites éligibles sans visite terrain. Une tâche qui est impossible à mener manuellement à cette échelle.</p>
<p>Pour aller plus loin sur les toitures et façades végétalisées, n&rsquo;hésitez pas à nous contacter.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’arrosage intelligent piloté par les plantes et les racines avec Fabrice Montbarbon</title>
		<link>https://urbasense.fr/larrosage-intelligent-pilote-par-les-plantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 06:55:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=14013</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les réseaux d'arrosage des collectivités françaises, un tiers de l'eau part en fuites, un tiers en surarrosage. Seul un tiers atteint réellement la racine au bon moment.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>On arrose trop : le vrai coût du gaspillage ?</h2>
<p>Dans les réseaux d&rsquo;arrosage des collectivités françaises, un tiers de l&rsquo;eau part en fuites, un tiers en surarrosage. Seul un tiers atteint réellement la racine au bon moment. À Marseille, à Martigues, cela représente 1 million de mètres cubes d&rsquo;eau potable gaspillés chaque année. À Martigues, 30 000 habitants, de vastes espaces verts, la facture annuelle dépasse 700 000 euros, dont la moitié pourrait être économisée.</p>
<p>L&rsquo;arrosage automatique classique fonctionne comme un “radio-réveil” : on le programme en début ou en cours de saison, il tourne quoi qu&rsquo;il arrive.</p>
<p>La ville de Martigues l&rsquo;illustre concrètement : avec 600 programmateurs à piles. Pour modifier les réglages après une grosse pluie, cela demande un mois-homme de travail de terrain, très conséquent. Ces programmateurs arrosent donc de façon identique, « qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il vente ou qu&rsquo;il neige », générant à la fois du gaspillage et du stress végétal.</p>
<p>Pendant ce temps, lors des canicules, les préfectures interdisent l&rsquo;arrosage pour préserver la ressource en eau potable, dont plus de 80% est utilisée pour les espaces verts des collectivités.</p>
<p>Et des arbres adultes meurent, faute d&rsquo;une ressource en eau qu&rsquo;on avait pourtant sur utilisée tout l&rsquo;été.</p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? Et surtout, comment en sortir ?</p>
<h2>Une sonde à l’écoute de la plante</h2>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-14016 size-full" style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, 'Helvetica Neue', Arial, 'Noto Sans', sans-serif, 'Apple Color Emoji', 'Segoe UI Emoji', 'Segoe UI Symbol', 'Noto Color Emoji';" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense.jpg" alt="" width="1200" height="679" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense.jpg 1200w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense-300x170.jpg 300w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense-1024x579.jpg 1024w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/07/arrosage_intelligent_urbasense-768x435.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></p>
<p>L&rsquo;arrosage intelligent repose sur quatre critères cumulatifs :</p>
<ul>
<li>un réseau automatique piloté par électrovannes,</li>
<li>une connectivité à distance via le réseau radio LoRaWAN (0G, faible consommation énergétique)</li>
<li>des sondes d&rsquo;humidité placées directement dans la rhizosphère</li>
<li>une supervision hydraulique permettant de détecter les fuites en temps réel. Sans ces quatre critères réunis, on reste dans l&rsquo;automatique classique.</li>
<li>La sonde change la logique à la racine. Quelques minutes avant chaque cycle prévu, le programmateur l&rsquo;interroge : y a-t-il encore assez d&rsquo;eau disponible pour le végétal ? Si oui, assez logiquement l&rsquo;arrosage ne se déclenche pas.</li>
</ul>
<p>Il reprend uniquement quand la plante entre en stress hydrique modéré. C&rsquo;est la stratégie dite durée fixe, fréquence variable, la dose reste constante, l&rsquo;intervalle s&rsquo;adapte en temps réel au besoin réel du végétal.</p>
<p>Cette approche est agronomiquement supérieure à son inverse (fréquence fixe, dose variable), qui maintient les racines en surface et crée des risques de chevauchement hydraulique entre électrovannes.<br />
L&rsquo;effet agronomique est inattendu mais décisif : en laissant s&rsquo;installer de petits cycles d&rsquo;assèchement entre deux arrosages. Cela favorise le développement racinaire et donc l&rsquo;autonomie des plantes.</p>
<p>Un arbre qui cherche l&rsquo;eau en profondeur est un arbre plus autonome, plus résistant face aux canicules, moins dépendant de l&rsquo;irrigation humaine. La texture du sol (sableux, argileux, caillouteux) et la profondeur de prospection racinaire permettent à la sonde de calibrer précisément ce niveau de stress acceptable.</p>
<h2>Ce que les données rendent possible</h2>
<p>De l&rsquo;économie budgétaire à la résilience institutionnelle.<br />
Sur les collectivités passées à l&rsquo;arrosage intelligent à grande échelle, les économies constatées atteignent 50% par rapport aux pratiques antérieures. Le retour sur investissement est rapide.</p>
<p>Mais l&rsquo;enjeu dépasse le seul budget : lors des canicules, les collectivités disposant d&rsquo;un historique de données tensiométriques ont pu démontrer leur stratégie de frugalité auprès des préfectures et éventuellement obtenir des dérogations officielles pour continuer à arroser de façon ciblée.<br />
Pour les agents de terrain, la transformation est tout aussi concrète. Les alertes de fuite remontent automatiquement sur la plateforme de supervision, sans nécessiter de tournée terrain.</p>
<p>Certains agents témoignent d&rsquo;une économie de trois quarts de leur temps de surveillance, réorienté vers l&rsquo;observation qualitative des végétaux : taille, choix des espèces, santé du sol. C’est un retour au cœur du métier de jardinier, au contact même du vivant.</p>
<p>Dans un contexte où les canicules et les inondations alternées pourraient devenir la norme d&rsquo;ici 2050, disposer d&rsquo;un outil de mesure objectif n&rsquo;est pas seulement un avantage opérationnel : c&rsquo;est une condition de survie pour l&rsquo;arbre urbain et une garantie de traçabilité pour ceux qui en ont la responsabilité.</p>
<p>Pour plus d&rsquo;informations sur l&rsquo;arrosage automatique, n&rsquo;hésitez à nous <a href="https://urbasense.fr/contact/" target="_blank" rel="noopener">contacter</a>.</p>
<p>🔗 Découvrez la vidéo complète :</p>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/_SUFvzHmNj4?si=u-SoNTOnrbfEvOGO" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Waqatali : modéliser le vivant pour mieux décider &#8211; Rencontre avec Nicolas Marilleau (IRD/UMMISCO)</title>
		<link>https://urbasense.fr/wakatali-modeliser-le-vivant-pour-mieux-decider/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 09:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13831</guid>

					<description><![CDATA[<p>Thomas Bur échange avec Nicolas Marilleau, chercheur à l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) au sein du laboratoire UMMISCO, Unité Mixte Internationale de Modélisation Mathématique et Informatique des Systèmes Complexes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;IRD est un organisme public de recherche (statut EPST, comme le CNRS) qui travaille principalement avec les pays en développement : Afrique, Maghreb, Asie du Sud-Est, Amérique.</p>
<p>L&rsquo;IRD est un organisme public de recherche (statut EPST, comme le CNRS) qui travaille principalement avec les pays en développement : Afrique, Maghreb, Asie du Sud-Est, Amérique.</p>
<p>La relation n&rsquo;est pas descendante mais fondée sur un vrai partenariat bilatéral. UMMISCO compte environ 70-80 chercheurs titulaires, dont seulement 15 Français de l&rsquo;IRD. Les autres viennent de tutelles partenaires : Sorbonne Université, l’Université marocaine de Cadi Ayyad, l’UCAD et l’UGB au Sénégal.</p>
<p>Nicolas Marilleau se définit lui-même avec humour comme « bon à tout et bon à rien » : modélisateur transversal qui travaille aussi bien sur les bactéries du sol, la fertilisation, la qualité de l&rsquo;air, les épidémies ou la dengue. Il définit sa valeur ajoutée dans la compréhension des experts de chaque domaine, extraire leurs idées et les traduire en modèles.</p>
<p>Les projets qu’il mène, se situe partout dans le monde :</p>
<ul>
<li>À <strong>Madagascar</strong>, avec un modèle participatif sur la fertilisation des sols avec des agriculteurs non-lecteurs, d&rsquo;abord en version papier, puis sur ordinateur.</li>
<li>À l<strong>&lsquo;île d&rsquo;Oléron</strong> : serious game Litosim sur la submersion marine, joué avec des élus, exporté ensuite à Madagascar pour la gestion des risques côtiers.</li>
</ul>
<h2>Le projet Waqatali</h2>
<p>Né d&rsquo;un café entre Nicolas et Thomas, Wakatali est un LabCom ANR (laboratoire commun public-privé, à parité égale). Budget : 300 000 euros. Il a produit : 2 thèses, des stages, un brevet, des partenariats avec Biogéosciences (Université de Bourgogne), UTINAM, LIFAN et LUCADE (Sénégal). Le capteur tensiométrique développé mesure la tension hydrique dans les sols. Il est open source, fabricable et réparable localement.</p>
<p>Il s&rsquo;accompagne du capteur de qualité de l&rsquo;air <strong>Camellio</strong> et d&rsquo;une station météo, formant une station de mesure à bas coût. Validé en 2021, le projet est toujours actif et vient de décrocher un nouveau financement <strong>FFM</strong> pour l&rsquo;usage agricole en Afrique.</p>
<p>Nicolas insiste sur un aspect souvent oublié : la formation de doctorants, majoritairement africains et asiatiques, et l&rsquo;enseignement dans des universités étrangères. C&rsquo;est une dimension centrale de l&rsquo;identité d’UMMISCO en tant qu&rsquo;unité mixte internationale.</p>
<p>🔗 Découvrez la vidéo complète : https://youtu.be/k2e50mXfqXM</p>
<p><iframe title="Wakatali : modéliser le vivant pour mieux décider avec Nicolas Marilleau (IRD/UMISCO)" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/k2e50mXfqXM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/wakatali-modeliser-le-vivant-pour-mieux-decider/">Waqatali : modéliser le vivant pour mieux décider &#8211; Rencontre avec Nicolas Marilleau (IRD/UMMISCO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le mélange terre-pierre (MTP) : une solution idéale pour les arbres de nos villes ?</title>
		<link>https://urbasense.fr/le-melange-terre-pierre-mtp-une-solution-ideale-pour-les-arbres-de-nos-villes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13815</guid>

					<description><![CDATA[<p>Concilier végétalisation et contraintes urbaines n’est pas une mince affaire. Le mélange terre-pierre revêt une solution pour adapter les arbres dans l’espace urbain ville.</p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/le-melange-terre-pierre-mtp-une-solution-ideale-pour-les-arbres-de-nos-villes/">Le mélange terre-pierre (MTP) : une solution idéale pour les arbres de nos villes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Qu&rsquo;est-ce que le mélange terre-pierre ?</h2>
<p>C’est une technique développée en France en 1986 par le laboratoire des Ponts et Chaussées d&rsquo;Angers. Un mélange savamment dosé de granulats (pierres) et de terre végétale qui combine des propriétés essentielles : fertilité, porosité, perméabilité et portance.</p>
<p>Ce système astucieux répond à l’un des défis de nos espaces urbains : comment permettre aux arbres de s&rsquo;épanouir tout en supportant les contraintes mécaniques liées à la circulation ou au stationnement ? Le MTP a été conçu pour offrir cette solution hybride. Les pierres forment un squelette porteur. La terre non compactée entre ces pierres permet aux racines de se développer librement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-13818 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/melange_terre_pierre.png" alt="" width="337" height="217" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/melange_terre_pierre.png 337w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/melange_terre_pierre-300x193.png 300w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" /></p>
<h2>Pourquoi utiliser le mélange terre-pierre dans les milieux urbains ?</h2>
<p>Les sols urbains traditionnels posent ce dilemme : plus ils sont compactés pour assurer la portance nécessaire à la circulation, moins ils permettent le développement racinaire des arbres. Cette compaction excessive est souvent Cune des première cause de mortalité des arbres en ville.</p>
<p>Le mélange terre-pierre (MTP) tente de résoudre cette complexité en :</p>
<ul>
<li>Garantissant une portance suffisante grâce au squelette de pierres</li>
<li>Offrant un espace non compacté pour le développement racinaire</li>
<li>Optimisant la circulation de l&rsquo;air et de l&rsquo;eau</li>
<li>Assurant la pérennité des plantations dans des zones à forte sollicitation mécanique</li>
</ul>
<p>Cette technique est particulièrement recommandée pour les plantations sur terre-pleins centraux ou à proximité des zones de stationnement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-13819 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue.jpg" alt="" width="800" height="461" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue.jpg 800w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue-300x173.jpg 300w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/parking-vegetalise-melange-terre-pierre_Caue-768x443.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<address>
<div class="tm-article-wrapper">
<div class="tm-article-content uk-margin-top-remove">
<div class="tm-article">
<p>Image : CAUE Aveyron</p>
<div class="tm-article-wrapper"> Quels sont les limites à connaître sur le mélange terre-pierre</div>
</div>
</div>
</div>
</address>
<p>Malgré ses nombreux avantages, le mélange terre-pierre présente cependant quelques contraintes à prendre en compte :</p>
<p><strong>Coût initial plus élevé</strong> : matériaux, gestion des mélanges et de leur compaction… le mélange terre-pierre est plus couteux qu’une fosse de plantation classique. Pour autant il permet des plantations dans les contextes les plus extrêmes.</p>
<p><strong>Exigence technique et risque d’exécution</strong> : le non-respect de certaines règles peut desservir la mise en œuvre. Si la terre est compactée ou si les proportions terre/pierre ne sont respectées, cela risque de compromettre la croissance des végétaux .</p>
<p><strong>Gestion de l&rsquo;eau spécifique</strong> : Le MTP présente une réserve en eau moindre qu&rsquo;une terre végétale classique. Les arrosages devront être par conséquent plus fréquents mais moins abondants.</p>
<p><strong>Utilisation ciblée</strong> : Cette technique ne doit pas être utilisée systématiquement. Pour les espaces sans contraintes mécaniques, un sol sans cailloux reste plus préférable.</p>
<h2>Quelles sont les alternatives existantes au mélange terre-pierre</h2>
<p>Fosses de Stockholm, caissons de plantation ou dalles de répartition, les solutions ne manquent pas et offrent aux maîtres d’ouvrages et aux maîtres d’œuvre de nouvelles perspectives dans l&rsquo;intégration réussie du végétal, même face aux contraintes techniques les plus complexes.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le Mélange Terre-Pierre représente une solution ingénieuse pour concilier les exigences de nos villes comme la portance mécanique et le développement du végétal. Une bonne mise en œuvre offre aux arbres un environnement propice à leur développement et, cela même dans les conditions et les contraintes difficiles de nos espaces urbains.</p>
<p>Dernier point et non des moindres : la qualité de mise en œuvre fait toute la différence entre un MTP réussi et un échec. Faites appel à des professionnels expérimentés pour garantir le succès de vos plantations urbaines.</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment Source Urbaine permet aux collectivités d&#8217;atteindre des mois d&#8217;autonomie sans arrosage avec Nicolas Griglio</title>
		<link>https://urbasense.fr/eaux-pluviales-urbaines-source-urbaine-des-mois-dautonomie-sans-arrosage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 13:26:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13794</guid>

					<description><![CDATA[<p>Source Urbaine développe une solution de stockage souterrain des eaux pluviales, restituées aux plantes par capillarité, offrant des mois d'autonomie sans arrosage. Son dernier projet, un démonstrateur à Istres en partenariat avec le groupe Colas, vise à réintroduire de la biodiversité dans les zones portuaires. Urbasense accompagne l'entreprise sur le monitoring des installations pour suivre leur autonomie hydrique en temps réel. Nous avons le plaisir d'accueillir Nicolas Griglio de Source Urbaine pour en apprendre d'avantage sur le projet.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Pouvez-vous présenter Source Urbaine et votre approche de la gestion de l&rsquo;eau en ville ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Chez Source Urbaine, nous sommes spécialisés dans la récupération et la valorisation des eaux pluviales en ville. L&rsquo;idée est de pouvoir collecter une ressource, qui est a priori gratuite, avant qu&rsquo;elle ne soit perdue dans le réseau d&rsquo;assainissement, et de pouvoir la valoriser.<br />
Le premier élément que l’on est venu adresser, c&rsquo;est le stockage de cette ressource. Utiliser l&rsquo;eau de pluie pour arroser les plantes, ça se fait depuis très longtemps et ça paraît être une évidence.</p>
<p>Cependant, cela représente une contrainte assez importante : entretenir et arroser les espaces verts, notamment en plein été. À chaque rendez-vous que l&rsquo;on a avec les services espaces verts, ils nous disent : « En plein été, on doit arroser toutes les semaines, voire tous les jours nos espaces verts. Sinon les plantes meurent et il faut les remplacer. » <a href="https://sourceurbaine.fr/" target="_blank" rel="noopener">Source Urbaine</a> stocke les eaux pluviales sous la terre végétale et les restitue aux plantes par capillarité, offrant jusqu&rsquo;à trois mois d&rsquo;autonomie sans arrosage. L&rsquo;entreprise s&rsquo;adresse aux collectivités, aménageurs et entreprises de travaux publics, et vient de déployer un démonstrateur à Istres en partenariat avec le groupe Colas.</p>
<h2>Comment fonctionne concrètement votre solution ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Notre solution se place directement sous la terre végétale. C&rsquo;est un stockage dont on maîtrise les dimensions, la hauteur des matériaux, la performance de captation de l&rsquo;eau, sa restitution par capillarité dans la terre végétale au-dessus. Nous maîtrisons tous ces paramètres.</p>
<p>Que l&rsquo;on soit à Lille, à Marseille, à Strasbourg ou à Bordeaux, à chaque fois on a une pluviométrie qui est différente, une météo différente et surtout une biodiversité propre à chaque région et à chaque territoire. On prend en compte tous ces éléments pour dimensionner cette réserve de stockage. Une fois le système en place, il se remplit avec les premières pluies et l&rsquo;eau collectée sert à arroser les plantes en continu. On supprime ainsi complètement les opérations d&rsquo;arrosage pour les collectivités, les services espaces verts, les paysagistes.</p>
<p>En jouant sur le dimensionnement de cette réserve, on peut aller jusqu&rsquo;à trois mois d&rsquo;autonomie en arrosage, sans intervention. Avec les effets du changement climatique, ce type de canicule arrivera plus tôt dans l’année et plus fréquemment, malheureusement.</p>
<h2>Avez-vous pu tester cette méthode lors d&rsquo;épisodes de sécheresse ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Oui. C&rsquo;était l&rsquo;été 2022 ou 2023, il y a eu près de sept semaines sans pluie significative en France. C&rsquo;était la catastrophe. Il fallait approvisionner des villages en eau potable, il y avait des arrêtés dans tous les sens pour interdire l&rsquo;arrosage.<br />
Cependant, nos installations n&rsquo;ont pas eu à être arrosées pendant toute cette période. Au fur et à mesure du temps et des installations, on a continué à améliorer nos ouvrages, ce qui fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, en fonction des contraintes techniques, de la météo, on arrive à apporter de véritables solutions de gestion de l&rsquo;eau.</p>
<h2>Au-delà de l&rsquo;arrosage, quels sont les autres bénéfices de votre solution ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Aujourd&rsquo;hui, les réseaux d&rsquo;assainissement pour évacuer l&rsquo;eau quand il pleut, sont de moins en moins dimensionnés pour les pluies exceptionnelles. Il y a donc un vrai enjeu de déconnexion de l&rsquo;eau pluviale du réseau d&rsquo;assainissement. Le fait qu&rsquo;on vienne récupérer cette ressource coche aussi une case réglementaire.<br />
L’autre gros argument, c&rsquo;est le rafraîchissement urbain.</p>
<p>Le fait d&rsquo;apporter en continu de l&rsquo;eau dans la terre végétale fait que les plantes ne sont pas en stress hydrique. Cette eau est ensuite évapotranspirée ce qui contribue à la mise en place de l’îlot de fraîcheur en ville.</p>
<p>Les plantes en été ont chaud, elles transpirent de l&rsquo;eau via leurs stomates. La terre gorgée d&rsquo;eau fait évaporer l&rsquo;eau. Ce phénomène de brumisation naturelle permet d&rsquo;atténuer l’inertie thermique des matériaux minéraux que constituent la ville et en font des îlots de chaleur. Ce sont des éléments que nous mesurons, notamment avec l&rsquo;appui d&rsquo;Urbasense, afin de voir à quel point des plantes arrosées rafraîchissent l&rsquo;espace ambiant.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-13797 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/source_urbaine_Urbasense-1.jpg" alt="" width="1200" height="554" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/source_urbaine_Urbasense-1.jpg 1200w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/source_urbaine_Urbasense-1-300x139.jpg 300w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/source_urbaine_Urbasense-1-1024x473.jpg 1024w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/05/source_urbaine_Urbasense-1-768x355.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></p>
<h2>Qui sont vos principaux clients ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : On s&rsquo;adresse en priorité au service espaces verts des collectivités. On s&rsquo;adresse aussi au service assainissement et voirie pour répondre à l’aspect réglementaire de la gestion de l&rsquo;eau.</p>
<p>Mais on se rend surtout compte que tous les acteurs de l&rsquo;aménagement urbain aujourd&rsquo;hui réfléchissent en terme d’intégration du végétal et d’une meilleure gestion des ressources naturelles. Cela peut être des aménageurs, des bailleurs sociaux, des promoteurs immobiliers, des entreprises de travaux publics qui vont proposer de nouveaux types d&rsquo;aménagements à leurs clients. La finalité reste souvent les collectivités, mais les prescripteurs sont de plus en plus diversifiés.</p>
<h2>Pouvez-vous nous parler du démonstrateur installé à Istres dans le cadre du Smart Port Challenge ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : C&rsquo;est une collaboration avec le groupe Colas, spécialisé dans l&rsquo;aménagement urbain et des sols. L&rsquo;idée était de combiner le savoir-faire d&rsquo;un grand groupe de travaux publics avec celui de Source Urbaine.</p>
<p>Concrètement, des places de stationnement ont été équipées d&rsquo;un enrobé drainant. Les voitures peuvent toujours se garer et manœuvrer normalement sauf que la surface a la particularité d&rsquo;être drainante. L&rsquo;eau s&rsquo;écoule dans le sol vers une grande bassine de rétention. Sur les abords des places de stationnement, il y a deux bandes végétalisées qui intègrent notre solution avec le stockage de l&rsquo;eau et de restitution par capillarité.</p>
<p>Comme on est dans le sud de la France, l&rsquo;enjeu est encore plus fort. On a de grandes périodes de sécheresse entrecoupées de très grandes pluies, des épisodes cévenols, des pluies exceptionnelles. L&rsquo;enjeu est donc encore plus difficile à appréhender, tant en termes de déconnexion des eaux de pluie du réseau d&rsquo;assainissement qu&rsquo;en termes de disponibilité de l&rsquo;eau pour les plantes sur de longues périodes.</p>
<p>La réflexion était d&rsquo;aller encore plus loin sur le rafraîchissement urbain. En mettant des teintes plus claires sur l&rsquo;enrobé drainant, on réduit le phénomène d&rsquo;îlot de chaleur et l&rsquo;inertie thermique. Non seulement on capte beaucoup plus d&rsquo;eau pour les plantes, mais en plus avec un sol plus clair, on a un effet rafraîchissant beaucoup plus important que l&rsquo;enrobé noir foncé qui retient la chaleur.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce projet à Istres est de montrer le côté adaptable de notre solution. On peut augmenter et réduire sa hauteur, changer de forme et la redimensionner pour des situations plus contraignantes.</p>
<p>En associant notre solution avec l’enrobé drainant, une innovation du groupe Colas, on a globalement, un produit systémique. Il prend en compte une réflexion globale du projet, pas seulement l’aspect agronomique, gestion de l&rsquo;eau ou enrobé, mais tout cela à la fois.</p>
<h2>Qu&rsquo;avez-vous cherché à démontrer avec ce projet ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Dans le cadre du Smart Port Challenge, l&rsquo;idée était de pouvoir réintroduire de la biodiversité dans les zones portuaires. Lorsque l’on pense à une zone portuaire, on imagine des espaces très minéraux, des conteneurs, des bâtiments et de grandes étendues de quai.</p>
<p>On le voit bien à Marseille, à chaque pluie exceptionnelle, le port est sous l&rsquo;eau. Puis Les personnes qui travaillent sur les zones portuaires, ou les touristes qui descendent des bateaux de croisière, disent tous la même chose : « On arrive dans un endroit très minéral, il fait extrêmement chaud en été, le seul but c&rsquo;est de partir le plus vite possible pour rejoindre la ville. »</p>
<p>En réintroduisant la biodiversité dans cet environnement, on améliore l&rsquo;expérience des personnes sur place. C&rsquo;est aussi un enjeu pour la ville de demain. Les zones portuaires représentent des surfaces tellement vastes. Si l’on ne fait pas d’efforts sur la réintroduction de végétation à ces endroits-là, c&rsquo;est un point mort dans les démarches de nature en ville.</p>
<p>Ce sont également des endroits politiques et critiques pour l&rsquo;économie d&rsquo;une ville, voire d&rsquo;un continent. Il faut maintenir une certaine activité. C&rsquo;est là que la combinaison entre le savoir-faire d&rsquo;une entreprise de travaux publics et Source Urbaine permet de maintenir l&rsquo;usage du site.</p>
<p>De plus, on va pouvoir continuer à décharger le matériel, permettre aux passagers de prendre le bateau suivant, sans avoir à sacrifier la moitié de la surface du port pour réintroduire la biodiversité. Le but est de maintenir l&rsquo;activité humaine tout en végétalisant et en rafraîchissant l&rsquo;espace, sans surcoût et sur le long terme.</p>
<h2>La collaboration avec notre équipe s’inscrit dans une logique de suivi et de résilience des aménagements urbains. Quels sont les premiers enseignements ?</h2>
<p><strong>Nicolas Griglio</strong> : Depuis la création de Source Urbaine, Urbasense nous accompagne sur la mise en place de solutions de monitoring. Ce qui est intéressant, c&rsquo;est qu&rsquo;on utilise leurs capteurs d&rsquo;une façon un peu différente de leur usage habituel.</p>
<p>Normalement, Urbasense utilise leurs capteurs pour dire aux collectivités quand organiser des tournées d&rsquo;arrosage. Nous, à l&rsquo;inverse, on les utilise pour rassurer les collectivités en leur montrant que nos installations n’ont toujours pas à être arroser les plantes. En ajoutant certaines typologies de capteurs et en adoptant une réflexion différente, on a collaboré avec Urbasense pour qu&rsquo;ils nous accompagnent sur la mise en place de solutions de monitoring adaptées à notre approche. C&rsquo;est ça qui est vraiment différenciant.</p>
<h2>Urbasense : merci Nicolas !</h2>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/eaux-pluviales-urbaines-source-urbaine-des-mois-dautonomie-sans-arrosage/">Comment Source Urbaine permet aux collectivités d&rsquo;atteindre des mois d&rsquo;autonomie sans arrosage avec Nicolas Griglio</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
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		<title>Arbres urbains et stress hydrique : quand les capteurs parlent aux satellites</title>
		<link>https://urbasense.fr/arbres-urbains-et-stress-hydrique-quand-les-capteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 06:14:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13776</guid>

					<description><![CDATA[<p>La ville n’est pas clémente avec les arbres : trottoirs bétonnés, sols imperméabilisés, espaces qui leur sont dédiés réduits à quelques dalles de terre.<br />
Mais jusqu'où cela impacte vraiment leur santé ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est exactement la question à laquelle les chercheurs de l&rsquo;Université de Bourgogne, ont décidé de répondre, avec des capteurs et des satellites. Cela se passe dans le cadre du programme Waqatali, auquel nous participons depuis 6 ans.</p>
<p>Le programme porte notamment la thèse de doctorat soutenue  par Lola Canovas de l&rsquo;unité de recherche de Biogéosciences. Un article issu de ses travaux est paru dans la revue internationale <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969725029614" target="_blank" rel="noopener">Science of the Total Environment</a>. L&rsquo;objectif était de croiser deux technologies que tout semble a priori opposer.</p>
<p>D&rsquo;un côté, des capteurs micro-dendrométriques, de petits instruments fixés sur la branche d&rsquo;un arbre, capables de mesurer des variations de diamètre au micron près. La nuit, l&rsquo;arbre se gorge d&rsquo;eau, sa branche enfle légèrement. Le jour, il transpire, elle se contracte. Ces oscillations, aussi régulières qu&rsquo;un battement de cœur, révèlent l&rsquo;état hydrique de l&rsquo;arbre heure par heure.</p>
<p>De l&rsquo;autre, des images satellites qui analysent les pixels dans le visible et l&rsquo;infrarouge, et calculent des indices comme le NDVI (un indice sensible à la vigueur et à la quantité de la végétation) ou le CPI, qui mesure le ratio chlorophylle/carotène dans les feuilles. Autrement dit : le niveau de jaunissement d&rsquo;un arbre, vu depuis l&rsquo;espace.</p>
<h2>La taille du pied d&rsquo;arbre : un facteur déterminant pour la santé de l&rsquo;arbre urbain</h2>
<p>Les arbres suivis sont des tilleuls et des érables, répartis sur trois types de situations :</p>
<ul>
<li>pied d&rsquo;arbre réduit à moins d&rsquo;un mètre carré (rouge),</li>
<li>bande plantée contrainte (jaune),</li>
<li>bordure de parc avec sol végétalisé large (bleu)</li>
</ul>
<p>/</p>
<p>Le résultat est précis et sans appel : les arbres en situation contrainte présentent un déficit hydrique significativement plus élevé. Il n&rsquo;y a pas de doute, voire pas de débat : à chaque fois que l&rsquo;on offre un volume de sol important pour le développement des racines, on améliore les conditions de vie de l&rsquo;arbre.</p>
<p>Et cela avec des mesures sérieuses à l&rsquo;appui. Il faudra cependant noter qu&rsquo;une mise en oeuvre mal exécutée, soit une sol compacté ou une terre tassée, peut être aussi néfaste que de l&rsquo;enrobé. La bonne intention ne dispense pas du soin que l&rsquo;on peut apporter à l’exécution sur le terrain.</p>
<p>Il faudra cependant noter qu&rsquo;une mise en <span style="font-weight: 400;">œuvre</span> mal exécutée, soit une sol compacté ou une terre tassée, peut être aussi néfaste que de l&rsquo;enrobé. La bonne intention ne dispense pas du soin que l&rsquo;on peut apporter à l’exécution sur le terrain.</p>
<h2>Imagerie satellite et patrimoine arboré : vers un diagnostic à l&rsquo;échelle de la ville</h2>
<p>Les chercheurs ont mis en évidence une corrélation négative entre l&rsquo;indice NDVI et le déficit hydrique mesuré par les capteurs : plus l&rsquo;arbre est en stress, plus le NDVI est faible.<br />
Ce qui ouvre une perspective prometteuse. <strong>A terme, une image satellite prise à la fin de chaque été pourrait permettre de dresser la liste des arbres les plus en souffrance sur l&rsquo;ensemble d&rsquo;une ville, sans équiper chaque arbre individuellement.</strong></p>
<p>Le travail est encore long, mais les travaux de Lola Canova ont ouvert ce champ. Ce que l&rsquo;on recherche : fournir aux gestionnaires de patrimoine arboré une liste des arbres à surveiller en priorité, pour ne pas suragir, pas sous-agir mais agir de façon efficace et proportionnée.</p>
<p>🔗 Découvrez la vidéo complète : https://youtu.be/aqQN4ClxaLQ</p>
<p><iframe title="Arbres urbains et stress hydrique : quand les capteurs parlent aux satellites" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/aqQN4ClxaLQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[vidéo] Les racines sous la terre mais pas sous l&#8217;eau</title>
		<link>https://urbasense.fr/les-racines-sous-la-terre-mais-pas-sous-leau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:38:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13729</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans cette nouvelle vidéo, Thomas Bur, co-fondateur d'Urbasense, et Coralie Tavassoli, responsable agronomie urbaine, échangent sur les enjeux liés à l'eau autour des jeunes arbres en ville.</p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/les-racines-sous-la-terre-mais-pas-sous-leau/">[vidéo] Les racines sous la terre mais pas sous l&rsquo;eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Ce phénomène sous-estimé a des conséquences durables</h2>
<p>Les épisodes pluvieux intenses, comme la tempête Nils a récemment frappé l&rsquo;ouest de la France, Ils remettent en lumière une réalité souvent méconnue : <strong>l&rsquo;excès d&rsquo;eau est l&rsquo;une des principales causes de mortalité des arbres en milieu urbain.</strong></p>
<p>En Île-de-France, près de la moitié des cas de dépérissement de jeunes arbres seraient imputables non pas à un manque d&rsquo;irrigation, mais à un excédent hydrique prolongé.​</p>
<p>La difficulté tient à la nature trompeuse des symptômes. Un arbre en situation de saturation présente les mêmes signes visuels qu&rsquo;un arbre souffrant de sécheresse (feuilles jaunissantes, branches retombantes, flétrissement général) ce qui conduit fréquemment les gestionnaires à accentuer l&rsquo;arrosage, aggravant une situation déjà critique.<br />
Au niveau racinaire, l&rsquo;engorgement chasse l&rsquo;oxygène du sol et crée des conditions d&rsquo;asphyxie. La racine, privée d&rsquo;air, cesse toute activité et laisse apparaître dans <strong>des traces caractéristiques d&rsquo;hydromorphie</strong> : taches bleues ou rouilles, révélatrices d&rsquo;une stagnation prolongée.​</p>
<h2>Anticiper et diagnostiquer : conception et observation terrain</h2>
<p>La prévention de cet excès hydrique commence dès la phase de conception. Deux facteurs se combinent souvent pour créer des conditions d&rsquo;engorgement : une surface imperméable qui concentre le ruissellement vers la fosse de plantation, et un sous-sol compact qui bloque toute infiltration en profondeur. La fosse fonctionne alors comme un bassin sans exutoire.</p>
<p>La pose de toiles imperméables qui stoppent le développement d’adventices associées à une couche de mulch aggrave souvent la situation en limitant l&rsquo;évaporation.<br />
<strong>Ces choix d&rsquo;aménagement, bien que courants, doivent être reconsidérés sur les sites présentant un historique de ruissellement.​</strong></p>
<p>Sur le terrain, le diagnostic repose sur une observation directe du profil de sol. L&rsquo;utilisation d&rsquo;une gouge outil de carottage manuel simple et peu coûteux (50 à 100 €) permet à tout gestionnaire d&rsquo;évaluer rapidement l&rsquo;état hydrique du sol sur les premiers décimètres.</p>
<p>C&rsquo;est la première étape d&rsquo;une levée de doute rigoureuse face à une alerte. Lorsque la situation est plus sévère, des actions peuvent être envisagées comme dégager le pied de l’&rsquo;arbre pour favoriser l&rsquo;évaporation, ou la mise en place de puisards. L&rsquo;idée c&rsquo;était de creuser à la tarière des sortes de mèches d&rsquo;une quinzaine de centimètres de diamètre et de les remplir de gravier pour améliorer la circulation d&rsquo;air et l&rsquo;infiltration en profondeur.​</p>
<h2>Le suivi tensiométrique : pilotage et responsabilité</h2>
<p>Face à des événements climatiques de plus en plus fréquents, la réactivité des gestionnaires dépend directement de leur accès à une information fiable et continue. Le suivi tensiométrique répond à cet impératif : des sondes positionnées dans la motte, en surface et en profondeur, mesurent en continu la réserve en eau disponible et détectent une saturation bien avant que les premiers symptômes foliaires n&rsquo;apparaissent.​</p>
<p>Ce dispositif offre une visibilité simultanée sur l&rsquo;ensemble d&rsquo;un patrimoine arboré, sans devoir mobiliser systématiquement les équipes de terrain. Une sonde placée à 75 cm de profondeur peut ainsi révéler une stagnation liée à une couche argileuse compacte ou à des remontées capillaires.<br />
Des situations qu&rsquo;aucune observation visuelle ne permettrait de détecter à temps. <strong>L&rsquo;alerte précoce permet d&rsquo;intervenir avant d&rsquo;atteindre le point de non-retour, stade à partir duquel l&rsquo;arbre a déjà trop subi et déjà trop asphyxié.</strong></p>
<p>La responsabilité des acteurs, maîtres d&rsquo;ouvrage, entreprises de paysage, gestionnaires urbains, est engagée à chaque étape du cycle de vie de la plantation.<br />
Disposer d&rsquo;un outil de mesure objectif n&rsquo;est pas seulement un avantage opérationnel : c&rsquo;est une garantie de traçabilité et de justification des décisions prises dans la durée.</p>
<h3>Visualiser la vidéo !</h3>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/ZS_iLtt0Xjw?si=Nm7bi3rRLjLD7Co2" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Photo : Ouest France</h6>
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		<title>[vidéo] Stratégies clés pour réduire la saturation des réseaux d&#8217;eau urbains</title>
		<link>https://urbasense.fr/strategies-cles-pour-reduire-la-saturation-des-reseaux-deau-urbains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 13:25:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13713</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaque épisode de pluie intense nous le rappelle : nos villes ne sont plus conçues pour absorber l'eau. Les surfaces imperméables s'étendent, les réseaux saturent, et les conséquences s'accumulent. Face à ce constat, une approche change de paradigme : plutôt qu'évacuer l'eau, la réintégrer là où elle est utile.</p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/strategies-cles-pour-reduire-la-saturation-des-reseaux-deau-urbains/">[vidéo] Stratégies clés pour réduire la saturation des réseaux d&rsquo;eau urbains</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>La ville du tout-tuyau, un modèle à bout de souffle</h2>
<p>Pendant des décennies, la gestion des eaux pluviales en ville a reposé sur un principe : évacuer l&rsquo;eau le plus vite possible. Chaque goutte qui tombe sur une surface imperméable est captée, acheminée vers un réseau, puis traitée en station d&rsquo;épuration avant de rejoindre le milieu naturel. Cependant ce modèle atteint ses limites dès que les précipitations s&rsquo;intensifient.​</p>
<p>Lorsque les réseaux saturent, les conséquences sont immédiates et sérieuses. Les déversoirs d&rsquo;orage rejettent alors des eaux brutes, non traitées, directement dans l&rsquo;environnement (eaux grises, eaux noires, chargées de matières en suspension et de polluants).</p>
<p>Ces événements de débordement restent encore difficiles à quantifier précisément, faute de données systématiques sur les stations d&rsquo;épuration. La directive européenne DERU2, en cours d&rsquo;application, impose désormais un contrôle et un monitoring renforcé de ces épisodes. Un élément qui traduit une prise de conscience réglementaire croissante.​</p>
<h2>La désimperméabilisation</h2>
<p>Face à ce constat, une approche alternative s&rsquo;impose progressivement : plutôt que d&rsquo;évacuer l&rsquo;eau, la réintégrer dans le cycle naturel. Le principe est simple, chaque goutte d&rsquo;eau qui touche la ville doit, le plus rapidement possible, rejoindre un espace végétalisé doté d&rsquo;un sol perméable.</p>
<p>Cet espace joue le rôle de tampon : il stocke temporairement l&rsquo;eau, la redistribue aux végétaux, et favorise son évaporation, réduisant d&rsquo;autant la pression sur les réseaux d&rsquo;évacuation.​</p>
<p>Les expérimentations menées à Lyon illustrent concrètement ce potentiel. La ville a aménagé des arbres de pluie. Les pieds d&rsquo;arbres sont rendus perméables par la suppression des bordures et le remplacement des enrobés par une terre fertile. La ville a mesuré que les 10 premiers millimètres de chaque épisode pluvieux étaient intégralement absorbés localement. Sans qu&rsquo;une seule goutte d’eau n&rsquo;atteigne les réseaux d&rsquo;évacuation. Une performance obtenue à faible coût, sur des infrastructures déjà en place.​</p>
<p>Au-delà de la gestion hydraulique, la désimperméabilisation bénéficie directement aux arbres eux-mêmes. Un sol décompacté restaure la circulation des fluides et des gaz, et permet aux racines de respirer et de se développer.</p>
<h2>Mesurer pour mieux agir : le rôle des capteurs</h2>
<figure id="attachment_13714" aria-describedby="caption-attachment-13714" style="width: 730px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-13714 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/03/reduire_saturation_reseaux_deau-1.jpg" alt="" width="730" height="519" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/03/reduire_saturation_reseaux_deau-1.jpg 730w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/03/reduire_saturation_reseaux_deau-1-300x213.jpg 300w" sizes="(max-width: 730px) 100vw, 730px" /><figcaption id="caption-attachment-13714" class="wp-caption-text">City of London – Thames21</figcaption></figure>
<p>L&rsquo;impact de la désimperméabilisation ne se limite pas à l&rsquo;observation visuelle. Des capteurs de type micro-dendromètres, placés sur les rameaux des arbres, enregistrent en continu les oscillations de diamètre entre le jour et la nuit.</p>
<p>Ces variations reflètent l&rsquo;activité physiologique de l&rsquo;arbre. La nuit, il reconstitue ses réserves en eau depuis le sol et le jour, il les mobilise par évaporation. L&rsquo;amplitude de ces oscillations, ainsi que leur tendance à la hausse, renseignent objectivement sur la croissance et l&rsquo;état de santé de l&rsquo;arbre.​<br />
Des mesures réalisées sur trois sites lyonnais ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une désimperméabilisation montrent une croissance printanière nettement accélérée par rapport aux autres arbres témoins.</p>
<p>Cependant ces résultats appellent à la vigilance : sur un des trois sites, la terre rapportée lors des travaux a été trop fortement compactée, annulant les bénéfices attendus et dégradant même la situation initiale. Cela met le doigt sur l&rsquo;importance de correctement désimperméabiliser en prenant garde, notamment à ce critère de la compacité des sols.</p>
<p>Enfin, la question de la pollution des eaux de ruissellement, souvent avancée comme frein à la végétalisation, mérite d&rsquo;être relativisée. Depuis une dizaine d’années, les études scientifiques convergent pour indiquer que la quasi intégralité des contaminants organiques sont détruits par le sol rapidement.</p>
<p>Quant aux polluants métalliques, ils s&rsquo;accumulent à une cinétique si lente qu&rsquo;ils n&rsquo;atteignent des seuils critiques qu&rsquo;après plusieurs décennies. Tant que l&rsquo;eau de voirie parcourt moins de 150 mètres avant d&rsquo;atteindre un espace végétalisé, son impact polluant reste inférieur aux dispositifs de traitement classiques.<br />
Une marge de manœuvre qui devrait permettre de nous tranquilliser sur l&rsquo;importance de ce facteur pollution sur les sols urbains.</p>
<p>Visualiser la vidéo !</p>
<p><iframe title="Les stratégies clés pour réduire la saturation des réseaux d&#039;eau urbains" width="800" height="450" src="https://www.youtube.com/embed/N1C4f15Y6MI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>[vidéo] Gestion naturelle des eaux pluviales, mesures et responsabilité</title>
		<link>https://urbasense.fr/gestion-naturelle-des-eaux-pluviales-mesures-et-responsabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 13:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13697</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années, on assiste à un basculement clair : on sort du “tout réseau” pour aller vers une gestion des pluies par les sols, les jardins, les noues, les bassins. L’idée est séduisante, et même assez intuitive : si l’eau tombe ici, autant la gérer ici, au lieu de l’envoyer saturer un réseau déjà sous tension.​</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sauf que cette intuition a un défaut, elle est souvent considérée comme une preuve. Et dans un monde où les épisodes extrêmes se multiplient, où les responsabilités se durcissent, et où les dommages coûtent très cher, confondre “ça paraît logique” avec “c’est démontré” devient une stratégie très audacieuse.​</p>
<h2>Trois personnages, une même réalité : la promesse engage !</h2>
<p>Pour poser le sujet, prenons trois personnes rencontrées sur le terrain ces 18 derniers mois.</p>
<p><strong>Monsieur Colère est riverain</strong>. Il a acheté un pavillon dans un quartier où, en amont, il a été décidé que chaque parcelle pourrait gérer ses eaux pluviales, sans réseau pluvial.</p>
<p>Dix ans plus tard, il écrit à la mairie avec une question simple : “Comment me garantissez-vous que cette décision ne va pas abîmer mon bien ? Et si ça tourne mal, qui paye ?”.​</p>
<p><strong>Madame Question est gestionnaire.</strong> On lui confie un ouvrage fondé sur la nature, et il se retrouve face à un objet non identifié. Est-ce un ouvrage d’infiltration qui dysfonctionne, ou un ouvrage de rétention qui fonctionne ?</p>
<p><strong>Monsieur Check est en charge de la gestion des espaces verts</strong> et des bassins d’orage, avec néanmoins de vraies contraintes budgétaires. Il remplace un fauchage annuel avec évacuation par un broyage complet tous les 5 à 10 ans, nettement moins coûteux, mais qui pourrait compromettre, sans qu&rsquo;il ne le sache, l&rsquo;efficacité de l&rsquo;ouvrage, en réduisant la perméabilité et le volume disponible pour contenir l&rsquo;eau.</p>
<p>Et quand on lui demande si le bassin “marchera” le jour de l’orage, il répond un truc très humain : “c’est un trou, l’eau ira dedans”.​</p>
<p>Ces trois scènes ont un point commun : dès qu’un ouvrage est là, il porte une promesse, et cette promesse finit toujours par atterrir sur le bureau de quelqu’un.​</p>
<h2>Le paradoxe du risque</h2>
<p>Faisons un détour par la moto. Le principe est simple : plus on se sent en sécurité, moins on prend de précautions… et plus le risque réel augmente ; à l’inverse, quand on perçoit le danger, on devient prudent, et le risque baisse.​<br />
Appliqué aux ouvrages de gestion des eaux pluviales, ça donne une question un peu inconfortable : et si le plus gros risque était justement de ne pas voir ce risque ?<br />
Un bassin “a l’air” fonctionnel pendant 5 ans, 10 ans, puis le jour où on en a vraiment besoin. On découvre que la performance a changé (colmatage, matière organique, horizons moins perméables, etc.). Et là, ce n’est plus une discussion technique : c’est un sujet de responsabilité.​</p>
<h2>Mesurer, c’est réduire les aléas</h2>
<p>Un point technique clé : la perméabilité que l’on mesure dépend énormément de l’horizon où l’on mesure (fond de forme, premiers centimètres riches en organique, litière forestière, etc.).<br />
Et surtout, la perméabilité “utile” d’un ouvrage est conditionnée par son horizon le moins perméable : une seule couche qui se dégrade peut faire basculer le comportement de l’ensemble.​</p>
<p>La bonne nouvelle, c’est que les outils existent : essais terrain (type pénétromètre/infiltromètre), capteurs de niveau d’eau, mesures d’humidité, dispositifs permettant de quantifier réellement ce qui traverse un ouvrage dans le temps. Ces outils sont tous disponibles, ce n’est pas de la science-fiction.​</p>
<h2>Une méthode “Fonctionnalités et responsabilités”</h2>
<p>La proposition tient en trois verbes, très opérationnels :</p>
<ul>
<li><strong>Historiser</strong> : sauvegarder et partager les raisons des décisions initiales. Ce que l’ouvrage doit faire, pour quel bassin versant, avec quelles hypothèses.​</li>
<li><strong>Clarifier</strong> : définir des performances quantitatives par ouvrage (infiltration ou rétention, volumes, occurrences visées).​</li>
<li><strong>Mesurer</strong> : contrôler périodiquement l’adéquation entre la gestion (entretien, végétation, sédiments) et la performance hydraulique.​</li>
</ul>
<p>Cela ouvre une idée plus large : dans une diversité de domaines, dès qu’une promesse devient critique, on invente des tiers de confiance et des pratiques de contrôle technique.<br />
La vraie question est donc moins “est-ce qu’on devrait ?” mais plutôt “qu’est-ce qu’on attend pour professionnaliser cela à l’échelle ?”.​</p>
<h3>Visualiser la vidéo !</h3>
<p><iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/VuNGtoPPSKw?si=EJOjuXXjYuVDFcgg" width="560" height="500" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>Patrimoine végétal : la stratégie d’une commune du littoral varois avec Pierre Lesage</title>
		<link>https://urbasense.fr/patrimoine-vegetal-sanary-sur-mer-avec-pierre-le-sage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hicham]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 10:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.urbasense.fr/?p=13666</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Sanary-sur-Mer, le végétal n’est pas un “plus” décoratif : c’est une vraie politique de cadre de vie, saluée notamment par la distinction Fleur d’Or 2024. Nous avons chercher à comprendre comment cette commune du littoral varois pilote ses espaces verts entre patrimoine arboré, sobriété en eau et adaptation au climat. Pour cela nous avons échangé avec Pierre Le Sage, responsable du service Espaces Verts. Il nous partage une vision très opérationnelle du métier : des choix de palettes végétales jusqu’au suivi fin de l’arrosage sur le terrain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Urbasense : Est-ce que vous pouvez vous présenter et nous dire quel est votre rôle au sein de la commune de Sanary-sur-Mer ?​</h2>
<p><strong>Pierre Lesage :</strong> je suis responsable du service Espaces Verts de Sanary-sur-Mer. Je suis en charge de l&rsquo;aménagement paysager, de l&rsquo;entretien des espaces verts et du suivi des arbres.​ Cela couvre l&rsquo;ensemble de la gestion des espaces verts.</p>
<p>Cela inclut également la gestion des contrats d&rsquo;entretien d&rsquo;espaces verts, l&rsquo;achat de véhicules, l&rsquo;achat de matériel, ainsi que l&rsquo;aménagement paysager.​ Mon rôle est vaste et très transversal.​<br />
Politiquement, sur la partie espaces verts, la ville est très impliquée depuis des années dans la désimperméabilisation des sols. Dès qu&rsquo;il y a des travaux à réaliser, plutôt que de faire un trottoir, nous créons souvent un espace vert.​<br />
Aujourd&rsquo;hui, nous avons plus de 20 agents au service Espaces Verts. Nous travaillons aussi avec des entreprises.​</p>
<h2>Urbasense : Sanary-sur Mer est reconnue pour son patrimoine végétal. Quelle est votre stratégie pour le préserver et le faire évoluer ?</h2>
<p><strong>Pierre Lesage : </strong>nous avons 5,6 hectares de massifs, 17,5 hectares d&rsquo;espaces naturels (bois, etc.). Nous avons aussi 5209 arbres, 1016 palmiers. ​Il y a 73 espèces d&rsquo;arbres et 11 espèces de palmiers différentes.<br />
Nous essayons de diversifier au maximum les massifs en mettant des vivaces et des arbustes, et nous supprimons les pelouses pour faire des économies d&rsquo;eau.​<br />
Nous sommes « Ville quatre fleurs » depuis 2003, et « Fleur d&rsquo;or » en 2024.​ Mon expérience m&rsquo;a permis d&rsquo;être jury national « Villes et Villages Fleuris ».​<br />
Ces dernières années, la stratégie consiste à s&rsquo;appuyer sur un cahier des charges précis pour choisir des plantes qui s&rsquo;acclimatent bien au sol et aux conditions de la météo locale, tout en limitant le risque d&rsquo;introduire des ravageurs.​<br />
Des essences comme les metrosideros (provenant d&rsquo;Australie) tiennent bien, demandent peu d&rsquo;eau et contribuent à l&rsquo;identité paysagère des sites.​<br />
L&rsquo;objectif est d&rsquo;éviter une palette trop standardisée (lauriers roses, lavandes, etc.) et de construire une sélection végétale adaptée, cohérente et plus résiliente.​</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-13676 size-full" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/Sondes-tensiometrique-Pierre_Lesage.jpg" alt="" width="800" height="534" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/Sondes-tensiometrique-Pierre_Lesage.jpg 800w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/Sondes-tensiometrique-Pierre_Lesage-300x200.jpg 300w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/Sondes-tensiometrique-Pierre_Lesage-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<h2>Urbasense : quelle est la spécificité du climat de Sanary-sur Mer ?</h2>
<p><strong>Pierre Lesage : </strong>nous avons pas mal d&rsquo;épisodes pluvieux en hiver, et les étés sont beaucoup moins pluvieux.<br />
Nous n&rsquo;avons pas de végétaux qui gèlent. Certaines plantes considérées comme annuelles, ailleurs, sont chez nous, considérées comme vivaces. Il fait très rarement en dessous de 0 degré en bord de mer.​</p>
<h2>Urbasense : comment est géré l&rsquo;arrosage des espaces verts ?</h2>
<p><strong>Pierre Lesage : </strong>nous avons essayé d&rsquo;augmenter la centralisation des systèmes d&rsquo;arrosage pour tout piloter sur ordinateur, mais ça ne marche pas partout dans la ville.​<br />
Nous avions aussi des soucis, notamment au niveau du dépérissement de certains végétaux récemment plantés.​<br />
Nous avons constaté parfois que les entreprises qui plantaient les végétaux ne respectaient pas toujours les tournées d’arrosage.<br />
Même en leur demandant un planning, c&rsquo;était compliqué de suivre cela sur le terrain.​<br />
L »entreprise affirmait qu’elle était passée, mais nous n&rsquo;avions aucun moyen de vérifier. De plus chez nous, le sol sèche très vite.</p>
<h2>Urbasense : comment avez-vous résolu ces problématiques ?</h2>
<p><strong>Pierre Lesage : </strong>nous avons découvert le système du suivi tensiométrique, qui nous a permis de mieux suivre les végétaux, notamment ceux plantés par les entreprises.​<br />
Cela nous sert à suivre correctement l&rsquo;arrosage. C&rsquo;est un peu comme avoir une caméra : tant que nous n&rsquo;avons pas de preuve visuelle, nous ne pouvons rien confirmer. »<br />
Quand nous plantons, nous pouvons apporter le bon dosage d&rsquo;eau pour éviter le dépérissement, et savoir si l&rsquo;arbre manque d&rsquo;eau ou s&rsquo;il est en excès.<br />
Il y a aussi un vrai intérêt pour nos équipes terrain. L&rsquo;été, une équipe arrose à la cuve tout ce qui n&rsquo;est pas de l’ arrosage automatique. Grâce aux bulletins envoyés par email, ils savent exactement quelle quantité apporter à chaque arbre. Nous avons même acheté un débitmètre pour être précis sur le litrage.<br />
L&rsquo;installation nous a aussi permis de monter en compétences : nous avons suivi une formation sur les câblages, le rôle des sondes, le fonctionnement de la Minisense. Ce sont des évolutions techniques qui rendent le métier plus intéressant et nous permettent d&rsquo;évoluer avec notre temps.</p>
<h2>Urbasense : qu&rsquo;est-ce qui a changé au quotidien dans la gestion de vos espaces verts ?​</h2>
<p><strong>Pierre Lesage :</strong> concrètement, nous avons beaucoup moins de dépérissement et nous n&rsquo;oublions plus d&rsquo;arroser un arbre.​ Quand nous avons de grosses plantations, il peut arriver que quelqu&rsquo;un oublie un site. Là, chaque semaine, j&rsquo;ai le bulletin : je sais ce qu&rsquo;il y a à faire et ce qu&rsquo;il y a à arroser.​ Nous savons où sont les arbres sensibles à arroser. Cela évite aussi de tenir des tableaux Excel qui bougent.<br />
J&rsquo;utilise beaucoup le mail, parce que c&rsquo;est la première chose qu&rsquo;on ouvre le matin. Ça « flash » tout de suite.<br />
L&rsquo;arbre a une valeur patrimoniale forte : le suivi tensiométrique aide à en prendre soin dès le départ, et à objectiver l&rsquo;efficacité des arrosages.​<br />
En échangeant avec d&rsquo;autres villes, nous constatons que le suivi tensiométrique n&rsquo;est pas utilisé uniquement à Sanary : nous le retrouvons aussi dans des communes du nord de la France.​<br />
C&rsquo;est positif : cela permet d&rsquo;échanger entre collègues et de promouvoir ces outils.​<br />
C&rsquo;est un système qui fonctionne bien au quotidien, donc il est facile d&rsquo;en parler et de le recommander.​</p>
<h2>Urbasense : merci Pierre !</h2>
<p>Pierre est également co-auteur du l<span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, 'Helvetica Neue', Arial, 'Noto Sans', sans-serif, 'Apple Color Emoji', 'Segoe UI Emoji', 'Segoe UI Symbol', 'Noto Color Emoji';">ivre Sanary-sur-Mer, s</span><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, 'Helvetica Neue', Arial, 'Noto Sans', sans-serif, 'Apple Color Emoji', 'Segoe UI Emoji', 'Segoe UI Symbol', 'Noto Color Emoji';">édité sur Les presses du Midi.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-13679 size-full" style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, 'Helvetica Neue', Arial, 'Noto Sans', sans-serif, 'Apple Color Emoji', 'Segoe UI Emoji', 'Segoe UI Symbol', 'Noto Color Emoji';" src="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/pierre_Lesage_Livre.jpg" alt="" width="600" height="857" srcset="https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/pierre_Lesage_Livre.jpg 600w, https://urbasense.fr/wp-content/uploads/2026/02/pierre_Lesage_Livre-210x300.jpg 210w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></p>
<p>L’article <a href="https://urbasense.fr/patrimoine-vegetal-sanary-sur-mer-avec-pierre-le-sage/">Patrimoine végétal : la stratégie d’une commune du littoral varois avec Pierre Lesage</a> est apparu en premier sur <a href="https://urbasense.fr">Urbasense</a>.</p>
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